Après une série de meurtres similaires sur les autoroutes françaises, un "accident" a coûté la vie à 4 jeunes Varois, et ruiné la vie d'un cinquième (le jeune conducteur de la voiture agressée, gravement blessé et qui a perdu des proches).
Ce meurtre a eu lieu près de Tortona, province d'Alessandria, sur l'autoroute italienne A26.
Le meurtrier,
Ilir Beti - un Albanais de 35 ans -, au volant d'une arme redoutable (
Audi Q7, un mastonde 4x4 en vente libre), a été contrôlé avec un taux de 1,51 d'alcool par litre de sang, soit
un taux 3 fois supérieur à la limite admissible,
a été laissé en liberté par la "justice". Mis en examen, il sera convoqué ultérieurement.
Pendant ce temps, les cellulaires des jeunes Français continuaient à sonner dans le vide, les policiers, et l'Ambassade de France, ayant de plus la lourde tâche de joindre les parents ou connaissances des victimes, desquelles ils étaient sans nouvelles.
Il est à noter que
l'assassin a parcouru plus de 30 km en contre-sens, percutant déjà une voiture en faisant un blessé léger, un Italien de 79 ans, ce qui laisse songeur sur l'efficacité des dispositifs de sécurité.
L'Italie, en effet, suivant l'exemple mortifère de la France, s'est lancée dans une coûteuse et inefficace politique du radar - un peu moins perverse qu'en France, certes, ses Agents n'étant pas transformés en piégeurs franquistes, qui surveillaient les citoyens à la jumelle... -, diminuant les présences policières et gelant les budgets de modernisation des équipements routiers.
Par ailleurs, suivant la même dérive démagogique que le reste de l'Europe et de la France en particulier qu'elle cherche à singer, elle se désiste de ses pouvoirs régaliens - qui normalement assoit l'autorité d'un État -, en donnant des directives dignes du Loto national et visant à faire du chiffre en ciblant le gras du "marché" (chasse au motocycliste - victime, comme en France, à 80% des manœuvres d'autrui -, chasse au petit km/h sur voies non dangereuses, abus des directives anti-auto avec dos-d'ânes et autres pièges en béton à l'infini, refus de faire de vraies pistes cyclables, refus de rendre les autoroutes gratuites comme dans les Pays les plus sûrs, etc...), au lieu de maintenir la Police dans son cœur de métier (protection du citoyen chaque fois que possible, donc déjà en étant présent près des citoyens).
Nous ne signifions pas ici que "l'accident" de Tortona est directement lié à un défaut de structure ou de vigilance : nous disons par contre que l'aveuglement démagogique des Autorités - de par leur fixation sur la seule vitesse - mène à une catastrophe généralisée dont elles sont en grande partie auteur et complice.
Cette catastrophe est que le seul acharnement consistant à attaquer le dernier kilomètre-heure - alors qu'évidemment des limitations de vitesse sont indispensables -
mène au non-respect du Code de la Route en général, les gens ayant l'impression que tout peut être fait SOUS les limitations de vitesse. L'exemple du meurtre de l'A26 italienne le démontre bien : tout s'est passé "dans les limites de la vitesse autorisée" ! Et pire : cette impression de permissivisme culturel où tout serait autorisé, sauf la vitesse "qui tue", engendre les mêmes effets partout ailleurs dans la vie quotidienne (nous développons l'argument ci-dessous).
Les pouvoirs publics incompétents - car, en tant que fonctionnaires ou avocats, ne connaissant rien à l'usage de la route sinon par chauffeur assermenté interposé, et ne voulant rien savoir de la route et de l'automobile, et méprisant les professionnels de l'automobile, experts ou homologateurs -, appuyés par les lobbys (transporteurs, syndicats de camionneurs, écolos intégristes à grande gueule, associations intéressées, presse Béniouioui sans journalistes-investigateurs...)
ont réussi, sous couvert de "sécurité" à créer un sentiment d'impunité qui va bien au-delà de la "sécurité routière".
Nous avons déjà dénoncé ici l'hypocrisie qui consiste à faire croire qu'en France la sécurité est assurée, puisque la "mortalité routière est cause nationale". Et pas le reste. Pas les 44.580 morts des accidents ou phénomènes évitables autres que routiers, soit plus de 10 fois supérieurs à la "mortalité routière".
Nous avons déjà expliqué pourquoi
l'aliénation de la population sur un seul paramètre débouche sur des comportements à risques, puisque hors la vitesse, "qui tue", on peut - inconsciemment, ou pas - prendre des risques pour tout le reste. D'où, dans les 44.580 victimes de l'absence d'intelligence politique, un maximum d'accidents domestiques, d'incendies (dus aussi à l'insalubrité ou au non équipements de sécurité, au retard congénital de l'équipement immobilier, qui fait de la France la championne d'Europe de ce type de tués), d'accidents du travail, d'accidents médicaux (10.000 par an !), de suicides (11.000 par an, vice-record du monde, et dus en grande partie à la non-assistance ou au poids du stress d'une société déséquilibrée, où les sanctions les plus lourdes tombent sur les plus faibles et ne touchent que des incidents mineurs), et ainsi de suite.
De par cette politique imbécile et discriminatoire, nous affirmons que les Autorités des démocraties faibles, comme la France, sont complices des comportement criminels, qu'elles encouragent par des mesures ubuesques et contre-productives.
Par exemple en stigmatisant la vitesse des automobilistes ou motocyclistes pour 1 ou 2 km/h, alors que parallèlement et dans le même temps le Code de la Route (très bien fait et qui n'a pas à être retouché à fin électoralistes ou manœuvrières) n'est tout simplement pas appliqué (pas de Police de la Route, pas de policiers tout court sur les routes et notamment de nuit, pas de contrôles des camions et autres gros véhicules qui font la loi sur les axes routiers, la nuit tombée, car non flashables !, pas de contôles d'alcoolémie au sortir des boîtes de nuits - on préfère faire gesticuler un préfet et un escadron de gendarmes sur un giratoire à 15h00 de l'après-midi !, et ainsi de suite),
alors que d'autre part on autorise et encourage (par la construction démentielle de "ralentisseurs" et autres obstacles dangereux sur les voies publiques et théoriquement libres)
la circulation de véhicules hyper-dangereux en cas de choc - car totalement incompatibles avec les véhicules normaux, dit "faibles" professionnellement parlant) que son les 4x4.
Sans parler de la multiplication incroyable des "camionnettes de course"... (les fourgons prennent 180 km/h désormais et accélèrent plus fort qu'une voiture moyenne, et sont "pilotés" soit par des arrogants, soit par des hyper-stressés, ou les deux à la fois, d'où leur implication, avec les camions et 4x4 dans 33% des accidents mortels, à ne pas confondre avec le pourcentage total d'accidents, chose soigneusement dissimulée pour raisons de profit immédiat).
A chaque drame intéressant pour la bien-pensance en place, on assiste à la triste exhibition d'un pseudo expert ou psy dûment patenté par la presse Béniououi officielle. Mais aucun d'entre-eux, qui font partie généralement de ce genre d'usager, ne viendra vous démontrer à quel point le fait de monter dans un véhicule lourd et volumineux peut aider un sentiment de supériorité. L'Albanais auteur du meurtre des quatre Français en Italie, le démontre à leur place : ayant bien arrosé sa soirée sur la côte méditerranéenne, il remontait, avec sa jeune amie russe, à Alessandria où il habite et fait des affaires.
Sûr ainsi de sa supériorité, encouragé par ailleurs (et encore maintenant puisque lui, il reste libre de ses mouvements, ce qui n'est plus le cas pour ses victimes), et le fait qu'il ait percuté le véhicule du monsieur âgé miraculé (blessé légèrement, quand même), bien avant celui de ses victimes et sans s'arrêter, le prouve : cet assassin a bonne conscience, n'ayant fait rien de grave et surtout pas d'excès de vitesse.
Compassion sincère aux proches des victimes, et à toutes celles de ce cauchemar institutionnel.
COMMENT LA PRESSE ITALIENNE TRAITE CE SUJET
LA REPUBBLICA, voir
ici, montre une des victimes, un jeune homme souriant à la vie, sur sa motocyclette - un objet discriminé en France, car exposé à la puissance des autres, et donc victime potentielle dérangeante que les Français transforment en délinquant, comme aveu d'incurie et d'idiotie, soit dit au passage -, et insiste sur aberration qui consiste à se faire ôter la vie aussi facilement, par et pour l'égocentrisme d'un seul individu, un Albanais ayant "réussi" en Italie.
TGCOM, voir
ici, n'en pense pas moins, soulignant lui aussi la caractéristique aggravante de fait que représente l'implication d'un SUV 4x4.
IL SECOLO XIX, voir
ici, titre sur l'ivrogne et détaille le déroulement ayant mené au massacre, insistant sur la soirée bien arrosée de l'assassin en 4x4, et concluant dans la perplexité sur la fait que celui-ci ait pu rentrer chez lui tranquilement, sans même une garde-à-vue, alors qu'il avait encore 1,51 gr d'alcool dans le sang.
ALTOPASCIO.INFO, voir
ici, pose les questions justes, sans utiliser la novlangue aliénante, et nommant l'auteur de la tuerie par son nom : "l'assassin". L'auteur se demande même, vu la mentalité ambiante désormais, si même "on offrira pas la gloire télévisuelle au malheureux assssin ou quelque contrat publicitaire". La question, formulée par la lassitude et le désespoir de qui observe, n'a dans le fond rien de saugrenu, bien qu'en France nos Sachants répondraient "radar, radar, lobotomisation et taxes", histoire qu'ici, au moins, la "loi est appliquée" (laquelle ?)...
ANSA.IT, voir
ici, l'agence de presse italienne, un peu comparable à l
'AFP mais plus libre ou moins béate envers les Autorités, enfin, laisse la parole aux (vrais) experts, ceux de la
Polstrada (l'Association des Policiers de la Route, chose qui ne peut exister en France), qui démontre que le comportement criminel (et non pas "délit") qui consiste à prendre une autoroute à contre-sens, est également en augmentation en Italie.
Ils n'en tirent pas de conclusion politique (par décence et étant sous uniforme), chose que nous faisons nous par devoir citoyen, mais en 2011 ils constatent qu'il y a déjà eu 33 morts sur les autoroutes italiennes dans ces circonstances, soit une nette augmentation sur 2010, alors qu'il est noté que dans 4,4% des cas (contre 2,2% en 2010) des substances narcotiques étaient en cause. Ce qui s'ajoute, et non remplace, à l'implication de l'alcool. La Polstrada pousse même la conscience à détailler les cas où les forces de l'ordre ont été impliquées (fuites de délinquants ou gangster en prenant l'autoroute à contres-sens ! On rêve d'une telle honnêteté en France...