414 tués sur les routes, 3.715 à la maison

Mensuellement, les médias béni-oui-oui font une promotion macabre



La statistique gouvernementale concernant la "sécurité routière" est tombée, et les "journalistes" béni-oui-oui, télévisions et radios en tête, ont pris le relais.
On nous propangadise donc que 414 décès ont été enregistrés sur les routes en Août 2009. On suppute que le nombre, plus élevé que celui d'Août 2008, serait explicable par le fait que "crise économique aidant, plus de Français sont restés dans l'Hexagone". Comme quoi l'Hexagone est bel et bien dangereux, la politique du Tout-radar ayant dépassé, comme leurs auteurs, son degré de compétence.
Comme quoi aussi, la pauvreté tue. Déjà, nous savons que le parc automobile roulant est le plus vieux et obsolète de l'Europe des 15, le reste de l'Europe des 27 ayant des circonstances (soviétiques) atténuantes.

Mais ce qui est obscène dans cette attitude franniaise, c'est l'immonde ségrégation entre les morts durant la même période : alors que les très rentables 414 morts routiers (vente de papier, justification spécieuse du radarisme puis/et augmentations des polices d'assurance, etc...) sont morbidement étalés, dans des accents mi-consternés, mi-jubilatoires, on ignore et méprise donc toutes les pertes de compatriotes ou de visiteurs que représentent les 3.715 décès mensuels par accidents domestiques (18.000/an, et on ne parle pas des conséquences des blessures) ; sans parler des accidents du travail, des suicides (vice-record mondial pour la France, ce qui souligne au moins la dureté de cette société)...

Oui, l'information est utile ; oui, elle est nécessaire ; mais son orientation abusive est pernicieuse, pour ne pas dire criminogène sous des airs de devoir accompli.
Sauf que le devoir n'est pas accompli du tout : on laisse exposée à de grands risques toute une partie de la population, persuadée, car aliénée par la propagande, qu'en dehors d'une voiture, elle est à l'abri.
La puissance de ces médias pourrait inverser la tendance : mais le chacal n'est-il pas, par nature, égocentrique ? Et comme ces messieurs-dames des castes supérieures ne sont pas obligés de fréquenter les routes parfois peu sûres de France, ce n'est, effectivement pas leur problème.

Au fait, parmi les "414 tués sur la route" (terme officiel), combien dûs réellement à telle cause ou telle autre, accidentogène, hormis l'officiellement maudite vitesse (routes obsolètes, obstacles imprévus, éblouissement, défaut de signalisation, permis inadapté à la réalité de la circulation et des circonstances - pluie... -, usage inconséquent d'un véhicule "emprunté", ébriété, drogue, véhicules ou mécanique en mauvais état, panneaux inexistants ou au contraire en surnombre et inadaptés - voir nos autres articles sur ces sujets - ; oui, combien par causes évitables par bon sens et application du Code de la Route, et non pas par le radar rentable mais néanmoins sparadrap sur jambe de bois ?

Jeudi 10 Septembre 2009
Memet Yildirim

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