En boucle sur BFMTV le 1er juin, on apprend qu'un enfant a été percuté par une Porsche. Sous-entendu que si le percuteur avait été au volant d'une 2CV ou d'une 4L ou d'une voiture de police ou ministérielle, ou d'un 50 tonnes, conducteur(s) drogué(s) ou pas, ivre(s) ou pas, l'évènement aurait été insignifiant pour une exploitation journalistique commerciale.
En effet, outre que des accidents arrivent tous les jours, toujours et tout le temps dans le monde et même en France, laquelle de par sa spécificité française de France devrait pourtant en être préservée, il est significatif que les journalards - qui sont aux journalistes ce que sont les vrais chauffards aux 44 millions d'usagers des routes françaises - font une fixation sur les Porsche, les Ferrari, les motos, qu'ils considèrent comme LE fléau de la société.
Pourtant, ces journalards, tels que semble l'être devenu Eric Conan qui sur Marianne n'hésite pas à dénoncer le "prurit démagogique" de ceux qui dénoncent l'abus de pouvoir dangereux illustré par la seule politique du tout-radar (politique mensongère - si les limitations de vitesse sont globalement justifiables, les progrès de sécurité sont dûs essentiellement aux progrès technologiques des véhicules, des pneumatiques, des infrastructures routières et ce serait encore mieux avec les autoroutes gratuites déjà bien payées par les Français - et criminelle car cautionnant implicitement tous les autres abus, à commencer, par exemple, par la surnumération des accidents impliquant des mastodontes sans qu'aucune leçon n'en soit tirée pour éviter de froisser des intérêts, alors que dans les pays modernes, tels déjà nos voisins italiens, scandinaves ou allemands une vraie Police de la Route agit intelligemment et contrôle notamment les camions) sont en fait le vrai fléau de la société française : crassement démagogiques, fainéants car refusant toute enquête un peu poussée pourtant base du métier de journaliste qu'ils dévoyent, menteurs soit par omission soit par complicité d'intérêts "supérieurs", égocentriques car percevant le monde comme un dû à tout bobeauf parigot, émus seulement quand un "porschiste" défenseur des pauvres, bien conseillé en communication, se fait présumer innocent dans un hôtel d'une "démocratie" du tiers-monde, tous ces journalards nous fatiguent. S'il restait des ouvriers en France y construisant des voitures françaises, on leur renverrait à leurs références, à les invitant à ne pas "désespérer Billancourt", comme disait Sartre, le JPS des DSK KO de NY & others NKM niet-NTM on BFM, OK ?
Mais désespérés nous le sommes : nous sommes 6 millions à avoir des boulots à 700 € par mois, 5,4 millions à vivre sous le seuil de pauvreté, 4,4 millions à espérer un emploi, 75% dans le privé à ne toucher que le SMIC, des dizaines de milliers de petits entrepreneurs à vivre avec la trouille de tout perdre du jour au lendemain, sans indemnité, en raison d'une politique économique crapuleuse nous mettant à l'agonie, ou de contrôles "abusifs", nous prenant un temps infini et nous dissuadant d'embaucher. Nous sommes des Grecs en puissance, triplement victimes : des puissants et de leurs janissaires appliquant bêtement et avec acharnement des lois sans leur esprit (celui des lois, et le leur), d'une politique durable anti-peuple, et corollairement de désinformation.
Alors que dans ce Pays les morts violentes ou prématurées, hors maladies ou vieillesse, sont 10 fois plus élevées que sur la route (3.715 morts/mois contre moins de 400, sur 44 millions d'usagers routiers, chiffre qui pourrait baisser de suite d'un tiers avec une vraie politique routière prenant en compte enfin les actes de certains poids-lourds), les journalards maintiennet leur propagande.
De vrais journalistes, conscients de leurs responsabilités, sauraient faire leur autocritique : mais des vrais journalistes (comme Jean-François Kahn, intelligent qui plus est, et qui se retire de Marianne après une malheureuse formulation dont il s'est d'ailleurs excusé publiquement), il ne faut pas trop en rêver pour les Français.
Les compromissions de toutes sortes (de complicités avec des politicards - qui sont aux politiques ce que sont les chauffards aux 44 millions d'usagers de la route - qui les invitent, invités eux-même au Magrheb chez quelque ami tyran aux frais des peuples, jusqu'à l'orientation complice d'informations) nous fatiguent beaucoup désormais : citoyens qualifiés arrogamment de "populistes" ou de " prurit démagogiste", nous avons de plus envie de vous dire : dégages, dégages, DEGAGES !, et en attendant : "vous êtes incroyables, littéralement : nous ne vous écouterons plus, nous ne vous regarderons plus, nous ne vous lirons plus, et nous ferons suivre le message !".
L'info pue trop : l'info tue trop ! Le mensonge, l'exagération, la déformation sont en effet un réel danger quant il s'agit de manipuler la réaction, la prévention, la ralité, face au danger qui, non seulement réel est multiforme : en le dissimulant, on se fait complice de tout ce qui aurait pu être évité si un arbre n'était planté et maintenu pour cacher la forêt. L'info, la vraie, ce n'est pas ces gens-là, forcément, qui ne font que propager leur bonne conscience par la stigmatisation des plus exposés, des victimes potentielles, car maintenues en état d'aliénation subliminale. Par imbécilité de clan, ou à dessein.