A part l'inénarrable et drolatique M. Gustin (
voir ici), chef de son association "Prévention Routière",
qui réclame hystériquement sur BFM TV que le Président de la République prenne les "choses en main" (?) pour on ne sait trop quoi (contre les 2 roues avons-nous vaguement compris, mais on ne sait pas très bien si c'est pour une suppression des motards par poids-lourd interposés,
voir encore ici),
la plupart des médias funèbres mettent en relief une baisse du nombre de tués en octobre 2009, par rapport à octobre 2008.
Même dans ce sens-là, le décompte nous semble persister dans sa
morbidité gratuite.
Enfin, "gratuite" n'est peut-être pas le mot, "intéressée" serait sans doute plus juste. En effet,
quid des 3.715 morts d'octobre 2009 des catégories moins rentables : accidents domestiques, suicides, morts de froid ou de misère (
voir ici) ?
Que des associations, financées par les citoyens, s'expriment, rien que de démocratique en somme...
Qu'elles aient exclusivement l'oreille de dirigeants incapables de s'inspirer de ce qui se fait de mieux (
voir ici) dans des démocraties équivalentes ou plus avancées, l'est moins et commence à être autre chose.
Mais qu'enfin le citoyen, l'utilisateur, la victime potentielle (de TOUS les accidents et autres incuries comme le froid, l'abandon, la pauvreté, etc...),
soit méprisé et ignoré dans l'intégrité de son existence réelle, cela devient non seulement
criminel, mais, en plus, totalement
négateur non seulement du citoyen comme individu mais encore de la citoyenneté comme concept hautement démocratique.
A quand une votation contre cette confiscation d'expression démocratique de ce que vit réellement le Peuple, et contre le négationnisme des individus-citoyens ?