Délinquance routière et délinquance tout court : le choix de Grenoble

Maire et ministres se renvoient la balle... sur le dos des citoyens-usagers !



Délinquance routière et délinquance tout court : le choix de Grenoble
Grenoble, France, 16/08/2010.

Des évènements qui, dans les démocraties alentour, auraient été vécues par le pouvoir comme amorce de guerre civile et aveu d'échec, se sont produits à Grenoble en juillet dernier, suite logique apparente d'une situation de dégradation des règles républicaines et démocratiques, depuis des années et des décennies, tant à Grenoble qu'ailleurs en France.

Or, que font les responsables politiques, PS et UMP en tête (responsables particulièrement de cette dégradation depuis plus de 30 ans, sans jamais demander son avis au peuple, qui, lui, est forcément populiste) ? On se le demande toujours...

Par contre, à Grenoble en particulier et en pleine polémique politicienne, voir ici l'article de notre confrère Le Figaro, polémique qui tendrait à faire avaler au pékin moyen (électeur, cqfd) qu'on s'occuppe réellement de la situation, à quoi assiste-t-on en réalité ? Eh bien, à des scènes dignes de celles que nous avons vécues (Liban, Kurdistan, par exemple) dans des pays où terrorisme et guerre civile s'adonnent sans déranger le policier de base vaquant à son aumône envers les - rares, alors - automobilistes : évidemment donc, à l'habituelle chasse au citoyen lambda, fournisseur obligé en devises sonnantes et trébuchantes à l'Etat et à ses Représentants-qui-Consacrent-leur-Vie-au-Service-du-Public (5 à 8 millions de "serviteurs", soit 4 fois plus qu'aux Etats-Unis (340 millions d'habitants !) pour un rapport coût-service très défavorable au citoyen français et parfois (souvent ?) aux limites extrêmes de la Démocratie.
Et concrètement, ça donne droit à cette scène digne de l'Espagne de Franco (où Guardia Civil, reine, à parité avec la STASI ou les flics de Tito, de la provocation et du piégeage des citoyens, espionnait les citoyens et les automobilistes à la jumelle - les anciens s'en souviendront... -), vue ces jours derniers en banlieue de Grenoble : des Policiers Municipaux (la fierté du Maire de Grenoble, selon ses dires dans l'article du Figaro) s'employant, comme les sbires (ou policiers contraints, et dévoyés de leur mission première) aux ordres célestes, à traquer - planqués derrière une voiture, chose inimaginable dans les vraies démocraties européennes telles l'Allemagne, l'Italie, les Pays Scandinaves, les Pays-Bas, la Tchéquie, la Pologne, entre autres exemples...) le citoyen lambda prédélictualisé (et paupérisé) à qui est infligé la punition ubuesque de rouler à 50 km/h (là où n'importe quel expert libre préconiserait 70 km/h) sur une ligne droite d"1 km.. Le tout à 4 heures de l'après-midi, alors que les gens qui se tuent - en général - en voiture ou en moto, sans l'aide d'un tiers (camion-4x4-camionnette, béton-piège, ivrogne, braqueur, gasoil sur la chaussée, etc...) le font plutôt en sortie de boîte de nuit, vers 4h00 DU MATIN.
(Et souvent victimes d'inepties structurelles voulues par les municipalités et autres Services publics, au service exclusif de la démagogie savamment entretenue sous prétexte des 300 morts mensuels sur les routes - toujours trop, certes, mais morbidement et rentablement "avantagés" par les médias Béniouioui au service d'une politique méprisant les 3.715 morts mensuels HORS LES ROUTES). (cf : French Reality ).

Conclusion : M. Michel Destot, Maire de Grenoble, et Monsieur Hortefeux, Ministre de la République Française, c'est le même combat, contre le Citoyen honni (qui plus est, comme l'a dit Monsieur Juppé, Maire de Bordeaux, à un Bordelais possesseur d'une auto qui se plaignait de toujours avoir à payer plus, qu'il est "un Riche"), celui-là même (potentiel votant tout de même) qui commence à exiger d'être mieux représenté, qui commence à se demander pourquoi confier encore la représentativité du peuple à des gens qui le méprisent tant.
Ils le méprisent, oui, craignant sans doute qu'un jour, par lui, le Peuple, justement et enfin, naisse une République vraiment démocratique, à base référendaire et à contrats en CDD pour le pouvoir et son appareil obligé (élection des juges et procureurs, et des "shérifs", par exemple, comme aux États-Unis).

Lundi 16 Août 2010
François Bloch

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