La mort d'un rebelle est toujours grave. La disparition de Dennis Hopper est celle d'une icône, qui a formé une pierre angulaire dans l'histoire du cinéma.
Easy Rider était le produit de la contre-culture, un manifeste hippie, un film qui a fait le tour du monde et qui témoigne d'une époque où tout, croyait-on, était possible. Même la fin de la haine, de la guerre !..
Dennis Hopper, c'est aussi le délire d'une vie mouvementée, ponctuée de réussites et d'effondrements. Cinq épouses, des enfants, des divorces coûteux. Drogue, sexe, argent, bien sûr ; comme d'autres, y compris des politiciens donneurs de leçons. Mais nous n'avons pas à juger.
Nous voulons nous souvenir que Dennis, avec son complice Peter Fonda, jeune comédien en devenir, avait eu l'idée de faire un film où la moto serait également protagoniste. Après s'être faits traiter d'illuminés et de drogués chevelus par tous les producteur bien sûr très propres sur eux, les deux compères ont décidés de se lancer, quasi seuls, dans l'aventure. Dennis Hopper, inteprêtre et producteur de son propre film, a alors réalisé un chef-d'oeuvre, un film mythique.
Où il est question de voyage à moto, de filles, de musique, de "coolitude"... et de meurtre par les bien-pensants d'alors, totalement bornés et réfractaires envers la liberté, qui plus est pratiquée à moto.
Merci Dennis, car à l'époque, en France, nous, motards et usagers faibles, continuions à nous faire massacrer par certains automobilistes et camionneurs, Bons Français et Bien-Pensants, qui aussi, allaient jusqu'au meurtre (que les Autorités et la presse Béni-oui-oui de l'époque appelaient "des accidents de moto") pour nous "apprendre à vivre" ! Il n'est pas interdit de penser que la fin tragique, dans la fin d'Easy Rider aura dessillé quelques consciences...