Droit de réponse : quads SV Valenti, SUZUKI s'exprime

Suzuki France prend position et apporte des précisions sur les quads SV Valenti diffusés en France



Droit de réponse : quads SV Valenti, SUZUKI s'exprime
Par la voix de son Directeur Commercial Moto et Quad, M. François Etterlé, Suzuki France répond à notre article intitulé "Des centaines de quads SV Suzuki frauduleux ?".

SUZUKI FRANCE :

"Votre article qui a reçu toute notre attention ne manque pas de nous étonner.

Suzuki France n'ignore pas que des QUADS d'origine SUZUKI roulent homologués européens sur la voie publique en France et en Europe.
Soit ils sont rentrés par le marché parallèle que le législateur européen nous interdit de contrôler comme DRESEL / QUADEAL - MOTORSTAL, ou autres, soit ils sont livrés par Suzuki France à son réseau qui les fait homologuer dans des ateliers comme MOTOR BIKE, PAOLETTI, VALENTI.

Ces QUADS dès lors ne sont plus des SUZUKI, mais des DRESEL / MOTOR BIKE / PAOLETTI / QUADEAL / ou VALENTI
Tout l'aspect vente technique et après-vente doit être géré par ces structures.

Par la qualité de ses travaux, par l'expérience de sa longue coopération avec Suzuki Italie, Valenti a fait identifier ses quads auprès de Suzuki Italie et de Suzuki France qui en assure les garanties. Il s'agit d'une garantie de distributeur sur les organes mécaniques uniquement.

Nous avons déjà entendu parler de défectuosité sur l'éclairage des quads Valenti par la source qui vous a contacté, sans toutefois pouvoir contrôler ses dires.
Rappelons que Suzuki France n'est pas concerné par cette situation et qu'il faudrait dès lors contacter Valenti en Italie sur ce sujet qui semble être de l'époque où les homologations de cette marque s'effectuaient en Italie.

En conclusion, nous déclarons :
- qu'en droit français il appartient à celui qui allègue un droit ou une prétention à le prouver (ici, il y a
beaucoup d'allégations et peu de preuves)"


DIABLOTO.INFO :

Au vu de cet éclairage, sans jeu de mots, nous sommes en mesure d'apporter les compléments suivants :
1/ le fait que cette prise de position de la Direction de Suzuki France nous soit confiée est une grande avancée dans un dossier qui n'obtenait jamais la moindre réponse à des courriers en recommandé envoyés en toute bonne foi et en toute légalité par les personnes et associations concernées par l'existence de quads défectueux, courriers adressés précisément à SV Valenti, Distributeur Suzuki en Italie et homologateur des quads défectueux concernés ;
en France, cependant, c'est le droit français qui effectivement prévaut, de même que les constats de police ou de gendarmerie, inclus ceux effectués sur un ou plusieurs lieux de vente ; de même en Suisse, en Italie, spécifiquement à ces Pays.
Aussi, au vu de la documentation induite par la situation (dont des interrogations écrites, photos à l'appui de concessionnaires Suzuki français, recoupant ainsi des données suisses et italiennes, et compte-tenu que la fraude relevée touche à la sécurité des usagers) nous étions en droit, au nom des usagers, de nous demander dans quelle mesure le réseau de distribution Suzuki France était concerné ou pas, compte-tenu des informations contradictoires recueillies dans ce même réseau.

2/ Au vu des explications de Suzuki France, nous constatons et confirmons que l'anomalie a touché des véhicules effectivement montés en Italie, dans une période, ou séries de périodes, situées entre 2006 et début 2008 ; cela est confirmé par la documentation d'enregistrement d'une série de composants par l'Administration italienne, au-delà de cette période ; les véhicules arrivant par ailleurs en boîte (de chez Valenti, Italie) chez les concessionnaires français, ceux-ci n'avaient pas de raison de se méfier d'une anomalie venant d'un atelier d'homologation effectivement lié à Suzuki Italie depuis longtemps ; il est probable que côté français il n'y ait eu non seulement aucune intention malveillante, mais que de plus (l'absence de gravage du numéro d'homologation sur les phares, par exemple, étant peu imaginable) les concessionnaires eux-mêmes ont été pris de court en apprenant ce fait (d'un employé Valenti qui a d'ailleurs été licencié pour avoir averti le réseau Suzuki France).

3/ Il semble évident que dès lors, Suzuki France aura repris les choses en main avec cet homologateur italien, lequel par contre, malgré sans doute des promesses faites à Suzuki France, n'a pas eu, à ce jour, la dignité et le strict sens commun à tout professionnel, de répondre personnellement aux mécontentements et risques qu'il avait provoqué, se déchargeant ainsi de ses responsabilités et ne se souciant pas que son silence borné pouvait mettre en danger la crédibilité de ses partenaires professionnels français, et persistant dans son mépris envers l'usager et acheteur de ses produits.

A noter que Suzuki France a également clarifié depuis cette époque sa position concernant le suivi garantie - y compris de manière rétroactive - des modèles homologués par d'autres sociétés (celles citées dans la réponse du directeur, Monsieur Etterlé), aucune plainte concernant les pièces Suzuki, et où qu'ait été acheté le quad et quel que soit l'homologateur, ne figurant plus après des dates anciennes dans nos dossiers et ceux de nos partenaires associatifs (par contre des attentes anormalement longues continuent d'être mises en évidence, concernant les homologateurs italiens en général).

Pour notre part, il nous semblait étonnant qu'une marque comme Suzuki se soit laissée impliquer à ce type de négligence qui s'avère à imputer totalement à la société Valenti. Même si celle-ci est sans doute mieux présentée, de par les efforts-mêmes de Suzuki France, il n'en reste pas moins qu'en général on est jamais mieux servi que par soi--même, et de ce fait il est à souhaiter que de grandes marques, par ailleurs (moto, automobile, marine) irréprochables, homologuent, dès que possible elles-mêmes leurs propre production quad : la confusion aurait été ainsi impossible, et la sécurité, DROIT EXORABLE en démocratie, dans de très bonnes mains dès le début, même si le tir a été heureusement rectifié.
Il est d'ailleurs probable que, technologie plus sophistiquée aidant, l'offre des futurs quads d'origine japonaise soit de plus en plus maîtrisée par leur Constructeur d'origine, ce qui serait en plus bénéfique à tous niveaux, y compris pour l'acheteur qui n'aurait plus à négocier un surcoût, plus ou moins onéreux.

Ne cherchant aucun conflit, nous remettons le dossier aux associations francophones qui vont probablement se tourner à leur manière vers Valenti Italie, leur laissant le droit d'exploiter les documents et photos en notre possession pour compléter les documents, et en précisant que les photos illustrant le présent article (où l'on voit sur ce SV Valenti non seulement le système d'éclairage en question mais aussi le fait - qui porte encore plus à confusion - que le véhicule porte les blasons Suzuki et non Valenti) proviennent du catalogue SV Valenti 2007.

Droit de réponse : quads SV Valenti, SUZUKI s'exprime

Preuve n° 1 : véhicule neuf n°ZH3LT700A000072 fourni à un concessionnaire : pas de numéros d'homologation, pas de veilleuses !

Droit de réponse : quads SV Valenti, SUZUKI s'exprime

Preuve n° 2 : le concessionnaire s'interroge ; des centaines de véhicules dans le même cas = licenciement de "andre", l'employé qui a osé poser des questions à Valenti Suzuki !

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Lundi 23 Novembre 2009
Emily Yung

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