La Ferrari 458 Italia va remplacer la fameuse F430 et une présentation, avec prime test, a été organisé à Fiorano.
Le tour de la bête est vite fait : comme tous les monstres sacrés, on pense les connaître avant le premier tour de clé. Il est vrai que la base mécanique est bien connue : il s'agit d'une évolution de celui de la F430, le V8 cubant ici 4.500 cc et développant... 570 pur-sangs. La F430, dans sa version la plus sportive, la Scuderia, faisait 510 chevaux...
Le rapport poids/puissance est ahurissant : 2,42 kg par cheval ! Le régime moteur peut atteindre 9.000 t/mn, un régime que seuls des moteurs de plus petite cylindrée peuvent habituellement atteindre (moteurs multicylindres de motos... ou la Honda S2000 4 cylindres qui prend 9.150 t/mn, mais il s'agit d'un 2.0 litres, ce qui situe l'exploit du Ferrari 4.5 litres, puisque plus un moteur est gros, plus sont régime est "lent").
Autre caractéristique impressionnante, ce moteur fait 127 cv au litre ; c'est-à-dire que s'il s'agissait d'un vulgaire tri- ou quadricylindre 1.0, il ferait 127 cv, alors que les 1.0 sur le marché atteignent difficilement 60 cv !
Bien sûr, les performances sont à l'avenant : 3"4 pour le 0 à 100 km/h, 10 secondes 4 pour le 0 à 200 km/h, et accessoirement, pour usage en Zone Libre (Allemagne), une vitesse maxi de 325 km/h, ce qui démontre surtout un souffle infini sur ces autoroutes gratuites où rouler à 220 - 250 km/h avec une telle auto, avec son freinage et son comportement fabuleux, est bien moins dangereux que de rouler bêtement englué parmi des camions mortels à 120 - 130 km/h en France, quand on peut, et en payant.
Le moteur s'avère plus plein que celui de la 430, qui ne passait pas pourtant pour cacochyme, son couple étant 15 % supérieur ; dépasser des véhicules hésitants, à force d'endormissement, devient alors d'une sécurité extrême. Surtout, surtout, la sensation de poussée est incroyable alors que le son, que disons-je : le chant, du V8 est littéralement envoûtant.
Avis aux amateurs de boîtes de nuit ambulantes : toute musique autre que celle du V8 sera dorénavant prohibée dans la 458 ! La France malade qui fait tant souffrir son peuple (record mondiaux de dépressions et de suicides) devrait prescrire des cures de 458 Italia, sans doutes très efficaces pour les débuts de dépression ou les pensées suicidaires : ce serait bien plus salutaire pour le moral de la population que les mesures perpétuelles de répression et d'aliénation, fruits de cerveaux constipés et haineux.
Pour les pilotes amateurs (et là, nous recommandons le circuit), il est possible de déconnecter, par le Manettino, le contrôle de traction, permettant d'un simple petit et franc contre-braquage de mettre l'auto en survirage, et de le contrôler à l'accélérateur jusqu'à la sortie de virage : la 458 Italia se comporte alors franchement, comme une vraie machine de course ; mais nous répétons, à ne pratiquer que sur circuit fermé. A préciser que l'exercice, certes spectaculaire, est coûteux : il suffit de regarder dans le rétro les pneumatiques arrière partir en fumée...
La boîte à 7 rapports, le chassis en aluminium, la sophistication et l'efficacité des suspensions et des freins, tout ça va dans le sens d'une encore meilleure Ferrari que sa devancière, qui pourtant avait placé la barre très haut.
A noter l'innovante télémétrie de bord, qui, sur l'écran, vous informe en temps réel et par des couleurs (bleu, vert, rouge), de la température de fonctionnement des pneumatiques, des freins, de la boîte, du moteur, des fluides. A ne pas confondre avec un gadget : c'est un vrai plus dans le soin que l'on est sensé porter à une telle auto.
Bref la Ferrari 458 Italia est un objet logique dans son genre (oui, ce n'est pas une utilitaire ; non, ce n'est pas politiquement correct dans les Pays subissant l'aliénation du moment ; et oui, l'Italie est un Pays fier et compétent, alors que d'autres, ayant peur de leur propre drapeau, se morfondent dans la contrition et le ridicule : imaginons une seconde une voiture appelée France ! A part l'incapacité apparente de pouvoir la faire, ce serait source d'affrontements et procès identitaires et controverses à ne plus en finir !...), pour qui a un minimum d'ouverture d'esprit , déjà à l'art, par exemple.