On n'apprend pas aux singes à faire les grimaces : on n'apprend pas à
Ferrari à faire des
super GT.
A priori, personne n'en douterait, mais une petite confirmation de temps en temps fait du bien.... à tout le monde ;
sauf aux nécrophages verdâtres et leurs relais politico-médiatiques, mais c'est une autre histoire, et puis on les paie assez pour rien pour rester entre nous de temps en temps.
Oyez donc, braves gens : la
GTO est de retour ! Après la sublime GTO initiale, commercialisée en
1962 à 27 exemplaires, puis à l'injustement méconnue (mais d'autant précieuse)
GTO 288 de
1984, voici donc la
GTO 599, de
2010 comme dira-t-on dans le futur.
Ne chipotons pas, et annonçons d'emblée les données qui fâchent :
V12, 670 ch, 335 km/h, 0 à 100 en 3,3 secondes.
Le tout pour une auto homologuée pour usage routier !
Digne d'un pays où la moyenne mentale de la population est plus élevée qu'ailleurs, comme l'Allemagne ou l'Ile de Man... où la performance n'est pas tabou, et où, accessoirement (car n'importe qui de sensé sait très bien que l'usage de telles autos n'a rien à voir avec la crotte médiatique de "la sécurité routière") il y a bien
moins d'accidents mortels qu'ailleurs, GT ou pas.
Quoiqu'il en soit, l'extraordinaire sûreté de cette auto est confirmée par le temps de 1'24" effectué sur la piste de Fiorano, ce qui avec l'accélération de 0 à 100 départ-arrêté de 3"3 est un autre record Ferrari pour une auto de série de la marque.
Inutile de cacher que la GTO 599 à nombre de gênes avec la
599XX, auto exclusivement réservée à la piste.
A noter le super freinage de cette auto, traduit par un 100 km/h à 0 km/h en 32,5 mètres. Soit 10 mètres de moins qu'une (très bonne) auto normale !
Même le plus intégriste des anti-automobile pourrait quand même comprendre que si les autos normales étaient aussi sûres il y aurait beaucoup moins de conséquences !
Mais les même
ayant contribué à la paupérisation d'une grande partie de la population, dans des pays comme la France, ce
qui oblige des millions de gens à rouler dans des poubelles de 15 à 30 ans (!), il y a peu d'espoir que leur nocivité auprès des pouvoirs publics soit rapidement endiguée.
Le poids de la voiture est aussi un atout :
alors que le premier SUV diesel (dont la vente est encouragée par les même pouvoirs publics !)
quelconque pèse allègrement plus de 2 tonnes, la GTO pèse en tout et pour tout
1495 kg ; et elle a bien un V12 (les mélomanes le comprennent de suite...). Son rapport poids/puissance est alors optimal, avec 2,23 kg/ch ; ce qui accessoirement est bénéfique en termes de consommation et de pollution.
En effet, cette voiture démontre que, puisqu'elle peut le plus, on peut faire - sans tomber dans la démagogie de l'électrique, et pire, du diesel, hybride ou pas - des autos essence performantes, sobres, et évidemment propres :
même en Italie, où les municipalités luttent contre le phénomène du smog - dû essentiellement à la
surpopulation et ses poussières ainsi qu'au
parc diesel émetteur de particules frôlant là-bas les 70 %, presqu'autant qu'en France -,
des Constructeurs, et non des moindres, peuvent le prouver.
L'esthétique est bien sûr particulièrement soignée, les ailerons et autres grilles d'aération à la Seat bricolée à la tunning sont évidemment proscrits, toute intégration des composants aérodynamiques ayant fait l'objet d'un vrai souci d'élégance et d'efficacité.
Une aérodynamique étudiée et une gestion dynamique vont de pair ; ainsi la GTO est équipée du
VRE (Virtual Race Engineer) spécifique qui lie en permanence la machine à son (pilote) conducteur.
L'idée de la teinte bicolore (toit noir) contrastée, sous le contrôle du designer
Pininfarina, est à la base celle de
Lapo Elkann (famille
Fiat, président), qui avait fait ainsi modifier sa 599 Fiorano personnelle ; l'idée a été reprise pour identifier la GTO, mais la voiture est tellement réussie, y compris esthétiquement, que personnellement nous l'accepterions en cadeau en jaune citron ou en tenue de camouflage...
Il est clair que cette auto possède toute la technologie nécessaire à son usage ; nous nous contenterons de citer les suspensions magnétoréologiques à adaptation constante, le système de contôle de traction F1-Trace, des pneumatiques spécialement étudiés pour le modèle (285/30 9.5" à l'avant, 315/35 11.5" à l'arrière), etc..., plus évidemment tout le savoir-faire acquis par la marque sur ses modèles précédents et ses 55 ans de
Formule 1.
Cette voiture sera fabriquée à 599 exemplaires, pour correspondre à son appellation (la base initiale est la
599 Fiorano) ;
si être montré du doigt par des analphabètes, en France (en Italie, même si on ne pourra jamais se payer une Ferrari, on respecte car on est LE pays de l'art),
ne vous gêne pas trop et que vous faites partie (on ne peut que vous le souhaiter !) de ceux qui pourront faire l'investissement - et c'en est un ! -,
n'hésitez pas à prendre contact chez tout bon Revendeur de ce type de produit :
vous aurez alors un trésor en main.
FERRARI 599 GTO
MOTEUR
V12 (essence !)
V à 65°
5999 cc
499cc x 12
alésage/course 92x75,2
670 ch (500 Kw) à 8.250 t/mn
620 Nm (63 kgm) à 6.500 t/mn
rapport compression 11,2 : 1
TRANSMISSION
Boîte F1 6 rapports+MA
Propulsion
CHÂSSIS / CARROSSERIE
Longueur 4710 mm
Largeur 1962 mm
Hauteur 1326 mm
Empattement 2750 mm
Voie avant 1701 mm
Voie arrière 1618 mm
Poids à vide 1495 kg
Poids en ordre 1605 kg
Répartition poids 47% AV - 53% AR
Capacité réservoir 105 l.
Volume coffre 320 l.
SUSPENSIONS
SCM2 a Contrôle d'Amortissement Magnétoréologique
PNEUMATIQUES
AV 285/30 ZR20''
AR 315/35 ZR20''
FREINS
En Carbone/Céramique
AV 398 x 38 mm
AR 360 x 32 mm
CONTRÔLE ELECTRONIQUE
CST avec F1-Trac Controllo (stabilité et traction)
TPTMS (système de contrôle de pression et de température des pneumatiques)
PRESTATIONS
Vitesse maxi 335 km/h
0-100 km/h en 3,35 s
CONSOMMATION
Combiné ECE 17,5 l/100 km
EMISSIONS CO2
Combiné ECE 411 g/km