En France, une tradition est toujours respectée. Jusqu'à la caricature :
l'aliénation de la population, par des messages forts ("l'automobile tue", "l'automobile pollue", "les conducteurs sont des délinquants qu'il faut poursuivre (jusque dans les chiottes ?)", "tolérance zéro pour les délinquants - c'est-à-dire les usagers de la route -", etc...),
associée à l'acculturation organisée, sont à la source d'un phénomène que le monde entier nous envie :
l'autodafé de l'automobile.
Il faut bien, en effet, être premier en quelque chose, pour satisfaire son propre égo...
Ainsi, à chaque changement d'année (mais aussi tout le reste de l'année...), sont sacrifiées quelques milliers de voitures, un peu comme on égorgerait des moutons dans telle culture ou brûlerait des livres philosophiques dans telle autre.
Nous disons quelques milliers, car bien sûr il est peu recommandé de chercher le chiffre exact dans un Pays où
le peuple n'a droit qu'à une version manipulée sur tous les chiffres pouvant déranger : le chômage, la violence, l'immigration, la pauvreté, le sous-emploi, la paupérisation, la sécurité réelle, l'esclavage (qui n'existe pas, officiellement, car - toujours officiellement - "il a été aboli" !..
Le phénomène est, en effet, toujours relaté de la manière suivante : d'abord, la presse Béni-oui-oui annonce que "tout est calme en cette nuit de la Saint-Silvestre" ; puis, elle délivre les premiers chiffres, "fournis par le Ministère" - car, la Presse, en France, dépend du Ministère - ; les chiffres sont bien sûr étonnement bas ; au point qu'ensuite, sous la pression de l'opposition, et de quelques syndicats ou policiers courageux, elle donne des chiffres un peu plus crédibles.
Cette année, c'est donc 1137 véhicules brûlés et reconnus officiellement, un "progrès, car l'an dernier, c'était 1147 véhicules" ; admirez le fouttage de gueule du citoyen lambda, au passage ; celui-ci, le lambda, appréciera la tendance, surtout s'il fait partie des victimes.
Car victimes, il y a, et C'EST ÇA QUI DERANGE ! Des victimes, qui ne se contentent pas de leur rôle populacier, et prétendent demander des comptes : à leur assureur (peut-être député-assureur ?) d'abord, et peut-être, ensuite, dans les urnes...
Et ça, c'est vraiment gênant :
car qui donne des leçons, au peuple souverain, qu'il soumet, et aux autres nations, qu'il dédaigne,
doit être exemplaire.
Et en l'occurence, la France, et ses dirigeants, sont peu crédibles, sauf dans le rôle de l'arroseur : qui, en effet, instigue et maintien une politique de paupérisation ? Qui a implicitement admis des actions, des comportements, des traditions - car qui met le feu à la femme, met le feu à la voiture du voisin, à l'autobus - ? Qui atermoie, dissimule, nie et, pour donner le change, tout en s'accroupissant, s'en prend aux moins dangereux, aux plus pacifiques, aux plus exposés, qu'elle n'hésite pas une seconde à incarcérer - à la place des vrais délinquants ?
Puisque dans les faits on constate qu'aucune déviation (quand la déviation n'est pas créée spécialement) n'est tolérée pour le lambda (vous savez : celui qui est solvable) qui, lui (elle) est stigmatisé(e), montré(e) du doigt, et placé(e) dans une position prédélictuelle intenable.
Seul point positif, si l'on en croie les autorités : le nombre d'interpellations, 549, a été doublé, par rapport à l'an dernier.
Reste à savoir si dans les 549 interpellations, il n'y a pas une moitié d'automobilistes, compte-tenu de l'acharnement sur ce citoyen :
peut-être tel automobiliste est-il coupable, par son stationnement sur voie publique, de négligence, de provocation, ou même d'incitation au crime ?
N'est-il pas déjà coupable, quand on lui vole son véhicule, d'avoir encouragé "l'emprunt" dudit véhicule, ne serait-ce que par le fait qu'il possède ce démon motorisé que les plus sages d'entre-nous, les écolos et autres bolchécolos, ont pourtant stigmatisé depuis longtemps, pour le bien de leur business ?
Quand une classe dominante de fait - par l'argent, par la puissance de l'administration - n'est pas capable de créer une aspiration à un meilleur avenir, quand cette classe, de quelle couleur politique soit-elle, est incapable de créer de la richesse et de l'emploi au point qu'elle se croit obligée de recourir à des méthodes de confiscation et de harcèlement à la gabelle,
quand cette classe juge impitoyablement le peuple souverain, il faut qu'elle s'attende à avoir des comptes à rendre. Et le meilleur compte serait
qu'elle fasse place à une solution démocratique : l'auto-gestion par voie référendaire. Et elle le sait : c'est pour cela qu'elle exècre cette solution, prétextant que "le Peuple français n'est pas mûr" ! La preuve, disent-ils : le Peuple suisse ne l'est pas lui-même... lequel est pourtant bien informé,
voir cette information suisse.