SAO PAULO, 18/10/2009
En devenant hier le 10ème Britannique a être sacré Champion du Monde de la catégorie-reine du sport automobile, la Formule 1, Jenson Button entre dans la légende.
Mais ainsi résumée, la définition de sa victoire sportive est trop lapidaire : car c'est aussi une victoire sur le mauvais sort qui s'acharnait sur un champion précoce et en devenir qui aura dû pourtant patienter neuf longues années avant d'enfin voir ses efforts récompensés.
Très jeune titulaire d'un baquet F1 à l'âge de 20 ans, Jenson Button était vite repéré comme un potentiel champion. Longtemps fidèle à BAR et Honda, il a pataugé dans une affaire de contrat pré-signé avec l'écurie Williams pour finalement continuer avec Honda pour le meilleur (1 victoire en 2007) et surtout pour le pire : la chûte de Honda et la décision d'interrompre ses activités sportives en plein hiver 2008-2009.
Pourtant, et par chance, car Honda s'est révélée très loyale dans ses dédommagements comme savent le faire les Japonais, le redémarrage de l'écurie sous les couleurs BrawnGP (lequel Gordon Brawn était le directeur technique et manager de l'écurie Honda) s'est révélé une vraie et grande réussite.
L'écurie Brawn, bien que débutante, réussissait un coup de maître avec sa voiture, la RB001, une vraie réussite technique jusqu'à l'interprétation la plus sophistiquée du nouveau règlement... applicable dès le premier Grand Prix 2009, gagné bien sûr par la Brawn.
Avec un chapelet de victoires en début de saison, Jenson n'a plus eu qu'à gèrer (ce qui n'est pas à la portée du premier venu) son avance, en particulier contre ses deux plus sérieux rivaux : son propre équipier brésilien Rubens Barichello, et le jeune Allemand Sebastian Vettel (Red Bull - Renault).
Jenson Button, totalement éclipsé il y a un an par un autre pilote britannique, Lewis Hamilton... ; Jenson Button, oublié de tous sinon pour dire de lui que ses opportunités étaient derrière lui... ; Jenson Button, le loser magnifique, est de retour, vêtu de gloire !