Fiat-Chrysler ne passera pas inaperçu lors du prochain Detroit International Auto Show, qui se tient du 11 au 24 janvier 2010.
Sur le méga stand du groupe italo-américain, outre les joyaux
Ferrari et
Maserati côtoyant leur nouvelles sœurs adoptives
Chrysler et
Dodge, et leurs cousines
Alfa Romeo et
Lancia, on trouvera bien sûr l'ensemble de la gamme de la marque
Fiat.
Au sein de celle-ci, se trouve le cheval de bataille incontestable et indispensable pour conquérir une partie du public américain post-crise économique 2008 : la
Fiat 500, dans ses différentes versions compte bien ne pas laisser le champ libre aux allemandes
Smart et
Mini-BMW, ou aux asiatiques,
Hyundai en tête.
Une fois mise en conformité aux très sérieuses normes de
sécurité américaines (les Américains savent souvent mieux placer les priorités :
sécurité d'abord, mode écologique ensuite - sur ce plan, l'écologie et la lutte aux émissions nocives, dès les années '70 ils ont été précurseurs, bien avant les Pays du nord de l'Europe, Allemagne et Suède), la Fiat 500 pourra débarquer dans les concessions.
Comme il s'agira, compte-tenu du prix plus accessible qu'en Europe et du
pouvoir d'achat réel des Américains (bien supérieur au pouvoir d'achat réel des Pays européens plombés, comme la
Bulgarie, la
Roumanie, la
France ou la
Pologne, pour exemples), d'une automobile de jeunes (étudiants, etc...), ou de seconde ou troisième voiture familiale, à la fois ludique et utile, le Constructeur italien veut mettre toutes les chances de son côté : ainsi, la
500 Elettrica sera à même de satisfaire des usagers voulant se distinguer, en même temps que de rassurer certains gouvernements, comme celui de
la Californie, qui ont fait de l'écologie, un peu comme soudain en Europe du Sud, un argument politicien. Sans tomber toutefois dans le messianisme grotesque de la France : à chaque peuple ses limites de perception ou d'aliénation...
La
500 Elettrica (nom provisoire ?) existe déjà en fait, car Fiat a passé un accord pour la transformation et la mise en conformité avec le suédois
AutoAdapt, qui comme son nom l'indique transforme des voitures thermiques (essence ou mazout) en version électrique.
Fort de cette expérience positive (le point noir des électriques, l'autonomie, semble relativement bien maîtrisé par AutoAdapt, du moins pour un usage urbain et péri-urbain), Fiat entend bien développer ensuite cette technologie, et l'étendre à d'autre modèles de la gamme :
Punto, Panda ou petits utilitaires.
L'électrique est en effet une alternative intelligente, du moins pour les petits modèles, à l'aberration qu'est la technologie Diesel qui, bien qu'ayant fait d'énormes progrès (et englouti des fortunes en recherche) reste fondamentalement sale et dangereuse pour la santé, par l'émission de particules.
Autant dire que puisqu'on ne veut pas aller au plus intelligent et au moins coûteux, l'essence (dont la cherté est due à 80% aux taxes politiciennes injustifiées), l'addition électricité + essence semble un compromis réaliste et justifiable, par défaut, et ce probablement pour les deux décennies à venir.
Pour en revenir à la
Fiat 500, ce modèle sera, d'ici la fin de l'année, disponible - et y compris en électrique - en 4 carrosseries :
berline, cabriolet, coupé et break.