Lors de la récente présentation FFSA de la saison sportive 2010, Nicolas Deschaux, le président de la Fédération, a rappelé les enjeux auxquels le sport automobile doit faire face.
Parmi les enjeux liés au sport automobile, il y a celui de la sécurité dont il est judicieux de rappeler qu'en dehors des fédérations et clubs, il y a peu d'endroit - pour ne pas dire aucun - où la sécurité est enseignée de manière pratique et logique.
En ce sens, et au notre, tous les donneurs de leçons et autres Sachants, inclus les associations de "sécurité routière" et leurs relais patentés dans les ministères et administrations et leurs relais de la presse Béni-oui-oui, seraient très inspirés de promouvoir la fréquentation des clubs (où on y apprend aussi le respect d'autrui et le "vivre ensemble"), ou du moins de s'inspirer de leur savoir-faire pour promouvoir une meilleure maîtrise de la conduite que celle, complètement inexistante, accordée à tout candidat au permis de conduire !
Parmi les autres enjeux, il y a celui de l'automobile dans son ensemble et la politisation de la notion d'environnement, trop souvent traduite par une position populiste anti-automobile.
Nicolas Deschaux a fait part de son diagnostic concernant le sport en France : "Le sport automobile est écartelé entre la crise économique et la crise des valeurs", évoquant – et ce n’est pas sans lien– les abandons successifs des projets de circuit destiné à accueillir le Grand Prix de France de F1.
Au sujet de la pression illogique des soit-disant "environnementalistes" le président de la FFSA a pris position.
Pour prouver que sport automobile et respect de l’environnement ne sont pas antagonistes, M. Deschaux veut promouvoir un plan d’action autour des nouvelles énergies, organiser un Défi Kart Jeunes avec des karts électriques et donner aux organisateurs des outils pour calculer le bilan carbone de leur événement.
Il a en outre rappelé une évidence évidente même pour le plus réactionnaire des intégristes verdâtres et bo-beaufs : à savoir que le Grand Prix de Pau a généré 500 tonnes de CO2, à comparer aux 155 000 tonnes pour le tournoi de tennis de Roland Garros…