La police soumise à rentabilité

Face aux preuves, la police nie...



La police soumise à rentabilité
Quand nous disons "la police", nous voulons bien sûr dire les Sachants la concernant : les décideurs, les politicards.
Pas le fonctionnaire de base, exposé, souvent sur la sellette, et trop facilement "cible" de la vraie délinquance.
Celui qui perçoit (subit ?) l'impopularité que l'application d'ordres politiciens, visant seulement le rendement fiscal et la gesticulation, produit sur la population lambda.

Si nous l'avons jamais été, nous ne pouvons être dupe, à l'heure d'une désaffection dégoûtée de plus de la moitié du peuple, que la manipulation des données sur la sécurité - et la société française en général - n'est jamais qu'une réponse cynique d'un pouvoir élu en partie sur une exigence de meilleure sécurité.
La réponse a fusé : "Vous voulez de la sécurité, en voilà : sus aux usagers, à mort la bagnole, et vive la taxe-radaresque". Alors que la vraie sécurité, elle, on s'y assoit dessus comme sur un vote de Référendum...

Les conséquences, décrites ici ou ne se sont pas faites attendre : le citoyen n'a jamais été autant méprisé et les velléités de liberté saquées alors même que la violence (aux personnes par agression, mais aussi par accidents dont nombreux seraient évitables si l'incurie gouvernementale n'était aussi profonde - ce qui se traduit par un chiffre de 3.715 morts mensuels autres que les hélas 300 sur la route) n'a jamais été aussi fréquente... et violente, justement !

Que notre confrère Le Parisien révèle l'existence de pratiques nauséeuses - rappelant certain zèle vichyste ne serait-ce que par la notion de quota, aussi fondamentalement malsaine que sa sœur la discrimination, positive ou pas - de la part de la Police, ne nous confirme finalement que ce que tout le monde sait déjà.
Certains policiers, notamment ceux qui subissent cette contrainte au détriment de l'idée qu'ils se faisaient de leur métier - avant tout servir, protéger et non pas servir de supplétif au Fisc - sont les premiers à s'en inquiéter.
Et ce d'autant que quand ils sont, incidemment ou pas, face à leur vraie mission, ils se trouvent littéralement exposés face à des voyous et des tueurs mieux armés qu'eux, ne serait-ce que parce qu'un tas de règles stupides (sommations, etc..., dont se sont débarrassées les polices efficaces, comme les police italienne, allemande et espagnole) les contraignent soit à la soumission, soit au blâme, mais hélas surtout, comme l'actualité le démontre et de plus en plus, à la mort !

Concernant l'automobile - qui, de par le faisceau des phénomènes de traitement de la violence, reste la seule proie facile, et des bandits et de la police ne pouvant faire front aux bandits -, la France restera un des pires élèves d'Europe (d'autant qu'elle donne des leçons à tout le monde) tant que des mesures intelligentes n'auront pas été prises.
Telle la création d'une vraie Police de la Route, formée et équipée, patrouillant dans le vrai contexte routier où le danger n'est pas représenté par 2 ou 3 km/h en plus, mais bien par toute une série d'inepties - inclus le car-jacking et autres violences - dont la première (le surtrafic des poids-lourds) représente à elle seule 36 % des accidents mortels !

Avec plus de 53 % d'abstentionnistes, les Français ont exprimé leur dégoût du mépris qui leur est infligé : ils voudraient être pris au sérieux, être reconnus comme un peuple mature, et ne plus être représentés par des comédiens avides de lumière et de flon-flon.

Les signes sont là : de plus en plus nombreux sont les Français s'intéressant à la démocratie directe et aux votations ; et, signe incroyable en France, certains évoquent le devoir de désobéissance chez les fonctionnaires (droit ratifié par la France à Genève après la guerre, qui a connu l'ignominie de la Shoah).
Se sont des signes inquiétants pour la démocratie, qui démontrent que les Français, plutôt que de savoir QUI sont-ils, se demandent QUI les représente !

Car continuer le cirque, la comédie des dupes, aura forcément un coût un jour, et cette fois-là, pour tous !

Samedi 20 Mars 2010
François Bloch

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