Que vient faire une article sur la
misère sociale dans un magazine prioritairement axé sur l'automobile, dira-t-on ?
Ceci :
-
l'automobile, et ses utilisateurs, acteurs - constructeurs, travailleurs -, son environnement - péages, taxes, taxes-amendes, TVA, etc... -,
rapporte des milliards d'euros à l'Etat ;
- non seulement de ces sommes fabuleuses
rien ou presque ne revient à l'automobile (infrastructures, vraie sécurité, formation, etc... - à part quelques millions pour quelques associations amies -, mais de plus, aucune traçabilité ne garantit qu'au moins
partie de ces sommes aille aux personnes en réelles difficultés ; il suffit de se rappeler ici
le chef-d'œuvre en foutage de gueule que fut la VIGNETTE, pour les "vieux" (même, si effectivement, certains "vieux" potes du pouvoir ont dû en profiter...)
Et ceci : rappeler que quelle que soit notre passion, ou centre d'intérêt, dans la vie et en tant que citoyen d'un pays riche, nous sommes exposés à un rôle des plus cruel dès lors que l'on ne bénéficie pas des mêmes droits et avantages que les castes dominantes entourées elles-mêmes des classes de janissaires qu'elles ont créé, Révolution Française servant d'exemple d'erreurs à ne pas refaire (administration faible ou mal lotie, etc...) ; le système passe à peu près inaperçu la plupart du temps, mais une fois les conséquences de politiques arrogantes devenant indomptables (ce qu'"ils et elles" appellent "la crise")
alors apparait la réalité-vraie ;
- celle d'un Pays, par ailleurs spontanément donneur de leçons à tout autre,
créant des SDF (mais pour se donner bonne conscience, apparaîtra dorénavant l'accompagnateur de M. Apparu,
style "on vous envoie au goulag, mais vous y serez bien accompagné !",
expulsant des vieillards (voir
Nice Matin du 31/10/2009 : "Expulsions : des drames humains avant tout", où l'on voit une dame âgée, 84 ans, expulsée comme un nuisible uniquement parce qu'elle n'a pu payer ses loyers et qu'il n'y a aucun amortisseur entre elle et sa propriétaire qui fait intervenir la Loi : et la "justice", partisane, de s'empresser d'exhiber sa droiture, alors que dans tant d'autres cas, notamment des affaires d'escroquerie à très haut niveau ou de meurtre, on attend qu'elle fasse preuve de "conscience" ;
un Pays où on coupe les vivres aux malades (
les CPAM ont l'ordre de tailler dans le gras, pour reprendre l'expression officielle-officieuse) ; un Pays
où on poursuit l'usager, le citoyen, pour des broutilles (dépasser de quelques km/h une limitation souvent arbitraire, pas crédible, mais rentable) ou des supposées atteintes à la bienséance (c'est Hadopi et son vrai visage : celui de la censure).
Et tout ça, probablement parce qu'"ils et elles" ont le cerveau gangréné, incapables de créer un dynamisme positif pour un Etat qui s'est empêtré dans ses lourdeurs, ses entêtements, son idiotisme de paon engendré par une sous-culture énarchique, ses facilités rentables pour ses potentats de fait...
Du coup, la question est finalement plutôt celle-ci :
que vient faire l'indifférence absolue, dans nombre de médias notamment,
au moment où la démocratie est atteinte d'un virus dangereux : le mépris du citoyen, et donc de tous les citoyens (hors castes supérieures de quel bord soient-elles) ?