Alors que l'État aggrave sa politique obtuse du tout répressif, avec comme résultat une médiocre place au niveau de la
sécurité routière au sein de l'UE, des citoyens (par ailleurs payeurs et votants) s'organisent pour réclamer plus de
clairvoyance et de respect de la part des dirigeants.
Nous soutenons cette attitude démocratique, et nous nous permettons d'ajouter notre point de vue qui est que
la politique du foutage-de-gueule appliquée aux citoyens, en ce domaine comme dans d'autres, est tout ce que l'on veut,
SAUF de la protection des usagers.
Sans quoi,
la priorité absolue, serait de s'en prendre aux facteurs aggravants d'accidents, et non pas aux principales victimes, soit les usagers faibles.
Et parmi eux, les motards et autres deux-roues,
VICTIMES dans 88% des cas de tiers en faute ! (source : assureurs ; détail : grosses cylindrées).
Par exemple
en cessant toute complaisance envers les poids-lourds (impliqués dans 36% des
accidents mortels alors qu'en proportion ils sont bien moins nombreux que les automobiles ou 2 roues) ;
ou en en finissant avec la tolérance d'armes par destinations que sont les 4x4 et autres SUV sur nos routes (monstres routiers que certains hauts-fonctionnaires, juges et avocats affectionnent, doit-on préciser), ou encore la prolifération injustifiée de camionnettes (conduisibles par n'importe qui alors que ces véhicules ne peuvent sensément être "pilotés" comme une simple voiture.
Soit 3 catégories de véhicules dangereux à très très dangereux pour les tiers faibles (automobiles et 2 roues), ne serait-ce que de par leur conception obsolète (pas de carénages de roues, pare-chocs béliers, etc...),
pourtant adoubée par les services d'homologation déficients en termes de connaissance du Code de la Route (compatibilité des véhicules entre-eux).
Comme en France ce qui dérange est caché, et que l'implication de ces véhicules avec les autres ne fait pas l'objet de mentions particulières lors des accidents, on se contente d'une estimation entre
15 et 18% de ces véhicules - SUV+4x4 et camionnettes, en plus des 36% concernant les poids-lourds - impliqués dans les formes létales des accidents de la route en France.
Si c'est faux, nous ne demandons qu'à être démentis.
Autres causes létales inadmissibles et pourtant organisées sciemment en France (contrairement aux pays modernes européens) :
-
les "bananes" bétonnées à peu près partout sur le territoire (tout objet contondant peut être fatal à un humain glissant sur la route après une chute en 2 roues) ;
-
les barrières de sécurité-guillotines, toujours trop nombreuses en France, malgré de louables efforts faits localement par les Directions d'Équipement, sous la poussée d'associations comme la FFMC (ou parce que l'ingénieur principal localement est motard lui-même ou a du respect pour les usagers de deux-roues) ;
-
l'obligation imbécile imposée aux motards de rester incrustés dans le trafic, alors qu'un deux-roues, pour des
raisons primaires (que n'importe quel analphabète pourrait comprendre) évidentes - faible adhérence naturelle, freinage moins puissant qu'avec 4 roues, stabilité facilement perturbable, par exemple par la saleté des
routes françaises où les autorités jettent du gravier sur le revêtement ! -.
Cette mentalité criminogène propre à la France n'est pas une nouveauté : déjà, il y a 40 ans les routes étaient bien plus sûres pour un motard en Italie, Pays-Bas, Suède ou Allemagne (d'autant que dans ces pays, il n'y avait déjà pas la
pratique typiquement française du Redresseur-de-tort que pratiquaient certains automobilistes, soutenus par les pouvoirs publics et les médias de l'époque,
puisqu'un meurtre de motard(s) se traduisait dans la presse par quelque chose comme "Il perd le contrôle de son engin, 2 morts", ou plus simplement "Il se tue à moto").
Or non seulement 40 ans ont passé avec toujours les mêmes résultats (à part les progrès techniques des véhicules), mais en plus
cette mentalité criminogène et négationniste est maintenue délibérément par une
politique de rentabilité exposant désormais également les automobilistes lambda.
Une fois de plus
nous déplorons l'inexistence d'une vraie Police Routière - crédible, respectable car équipée et formée comme dans les Pays modernes -, et
dénonçons une méthode qui méprise le Citoyen au point de le laisser exposé, tant qu'il paye "pour sa sécurité".
Nous encourageons tous les citoyens-payeurs-votants qui ont encore quelque notions sur la valeur de la liberté malgré l'aliénation subie de soutenir les motards le 13 Mars prochain.
COMMUNIQUE DE LA FFMC
(voir site et localisations régionales)
"58 manifestations des motards dans toute la France le 13 mars 2010
pour la reconnaissance des spécificités des deux-roues motorisés
La FFMC manifestera le 13 mars pour la reconnaissance des spécificités du deux-roues motorisé et
un traitement équitable de ce mode de transport par les pouvoirs publics.
« Il n’y a rien de plus injuste que de traiter également des choses inégales ». Cette citation d’Aristote a
plus de 2000 ans mais illustre parfaitement aujourd’hui les revendications des Motards en colère pour
le respect et, surtout, la prise en compte de nos différences.
Vélo, moto, auto, camion, chaque moyen de transport est différent et la Loi doit tenir compte de leurs
spécificités pour être équitable.
Il semble pourtant que les gouvernements successifs aient appliqué cette maxime à leur guise en ne
reconnaissant les différences des deux-roues motorisés (2RM) que pour les pénaliser. Ainsi, leur
rapport poids/puissance avantageux a légitimé une limitation de puissance (« loi des 100 chevaux »),
leur insolente mobilité leur a fermé l’accès à des infrastructures sécurisées (interdiction de circuler
dans le tunnel de l’A86) et leur mécanique accessible a rendu leur propriétaire passible de prison pour
un clignotant remplacé par une pièce qui n’est pas celle d’origine (loi du 5 janvier 2006)!
En revanche, dès qu’il s’agit de favoriser l’essor de ce moyen de transport en adaptant la
réglementation à ses spécificités, les portes se referment et les PV pleuvent !
Peu importe qu’un 2RM prenne moins de place qu’une voiture en stationnant, qu’il stationne sur un
trottoir faute de place dédiée suffisante ; peu importe que le faible gabarit d’une moto lui permette de
rouler entre les files de voitures arrêtées et, ainsi, de décongestionner les centres urbains en fluidifiant
le trafic ; peu importe que les 2RM polluent moins grâce à leur facilité de déplacement.
Le code de la route est encore et toujours pensé uniquement pour l’usager majoritaire qu’est
l’automobiliste. Même constat pour ce qui touche à l’aménagement des routes : la vulnérabilité des
motards face aux obstacles latéraux, aux rails guillotines et aux ralentisseurs non conformes n’est pas
suffisamment prise en compte, malgré toutes les recommandations faites par les centres d’études du
Ministère des transports.
Quant à la politique de sécurité routière, les pouvoirs publics restent convaincus qu’un « copiercoller
» de mesures qui ont eu une incidence positive sur l’accidentalité des automobilistes suffira à
juguler l’accidentalité des 2RM. C’est ainsi qu’ils tenteront de nous soumettre au contrôle technique,
bien que moins de 1% des accidents soit lié à une défaillance technique pour les 2RM."