Rouler sur route ouverte avec des véhicules hors du commun, du quad au 4x4 à la Mad Max, bardé de pare-buffles (ou pare-gosses ? ou pare-cyclistes ? ou pare-motards ?), peut être amusant pour certains et même sympathique dans un paysage souvent conformiste ; cependant, une vraie question se pose, clairement, au niveau de la sécurité.
Elle se pose en fait de la manière suivante : même si globalement les quads ou automobiles ludiques comme l'
Ariel ne sont pas, en tant que tels et isolés de tout contexte environnemental nocif pour eux (routes, autoroutes, etc...), plus accidentogènes que d'autres véhicules classiques (autos ou motos),
comment se fait-il que les Autorités n'aient pas perçu le degré d'incompatibilité de ce genre de véhicule AVEC la réalité ?
C'esr-à-dire : la circulation à vitesse égale en ville ou routes départementales (pour les quads) ou autoroutes (pour les autos type Ariel)
PARMI des véhicules potentiellement dangereux pour eux : camions, camionnettes, 4x4, tractopelles...
Pour les quads, on sait qu'il y a eu des abus concernant la sécurité de leurs propres usagers. Nous nous sommes déjà exprimés là-dessus et nous y reviendrons ultérieurement, notamment parce que nous attendons la réponse d'une Administration européenne liée aux homologations.
Pour l'Ariel, et sans préjuger de quoique ce soit de l'enquête sur l'accident de l'acteur, nous nous posons la question suivante :
ayant entendu sur certains stands de présentation de cette voiture ou de la
KTM Xbow,
des hôtesses répondre de manière peu sûres d'elles-mêmes (leur logique intérieure devait commander une autre réponse...)
que oui, on peut rouler sans casque avec ce type de véhicule, comment peut-il être imaginable que, par exemple à vitesse autorisée à 130 km/h sur autoroute française, on puisse conduire sans casque, sans protection des yeux, une espèce de moto à quatre roues ? Comment les Services d'homologation ne voient-ils pas que le casque est au moins indispensable. Une fois de plus, nous ne savons pas si l'acteur en avait un ou pas, à quelle vitesse il était, toutes choses sur lesquelles l'enquête de Police fera lumière,
mais le flou au sujet de la protection des occuppants de ce genre de véhicule laisse perplexe.
Quand on sait quelle sévérité les mêmes Autorités accordent à un véhicule, et à son acquéreur, venant d'un Pays hors UE alors qu'il est strictement le même que celui vendu en France, avant de lui délivrer un document d'homologation, et même si on sait que l'Ariel ne bénéficie pas d'une homologation par type mais un succédané individuel, on ne peut que se poser la question : il est INDISPENSABLE, de la poser (par ailleurs,
voir ici).