Ce n'est pas en France où on préfère nationalement les "affaires" et les coups tordus en sport (Renault F1, Tour de France, etc...) qu'on pourrait voir ça : on préfère en général faire payer aux Français la pollution due à la politique de surpopulation des autres, que de mettre en avant nos technologies et le progrès grâce à des vecteurs incontournables. Et la F1 est de ceux-là, que ça plaise ou non.
Donc la Grande-Bretagne a deux champions (Lewis Hamilton, titré en 2008 ; Jenson Button, titré en 2009), elle a des écuries championnes (MacLaren en 2008, Brawn GP en 2009) et fait l'actualité. Bien sûr, ni l'un ni l'autre n'étaient à Berlin en train de casser le mur en 1989 pour le bien de la France, mais ils sont là, MAINTENANT, pour le bien de l'Union Jack ; et celui de Mercedes-Benz, leur super motoriste et bienfaiteur allemand...
Ainsi, avec l'arrivée de Jenson Button aux côtés de Lewis Hamilton chez MacLaren-Mercedes, l'équipe se donne les moyens de riposter à sa rivale ex-britannique Brawn GP devenue Mercedes GP : bref, tout ça se passe entre Saxons, et apparemment, les seuls Latins à pouvoir tenir tête à cette hégémonie seront, comme bien souvent, Italiens... Ferrari entend bien revenir à son niveau qu'elle avait lors de la gestion franco-britannique au quotidien lors de la période Jean Todt - Ross Brawn. A noter que Jean Todt avait ainsi pu mettre en pratique ses idées refusées par un constructeur français... (qui, pas plus qu'un autre, ne refuserait les subventions françaises...).
A noter que ce n'est pas la première fois que la Grande-Bretagne se distingue de cette manière : en 1968 déjà, deux champions du monde britanniques se sont retrouvés dans la même écurie, Lotus (qui revient en 2010 !), pour disputer le championnat : il s'agissait du l'inoubliable Graham Hill et de l'immense et légendaire Jim Clark.