Le vaisseau amiral d'une marque d'automobiles est représenté par son modèle le plus supérieur, berline ou limousine, et chez BMW c'est la Serie 7 V12 qui s'y colle.
Outre la mode - injustifiée d'un point de vue logique et sécuritaire - des gros 4x4 ou pseudo 4x4 "SUV" de frime pour bo-beaufs, les vaisseaux amiraux sont également menacés, à l'intérieur d'une même marque, par les petites sœurs : les berlines du segment inférieur (en dimensions) mais de moins en moins inférieures en termes de technologie, d'efficacité, de prestance et de prestations.
La preuve de cette tendance est confirmée par des autos comme la BMW Serie 5, dont la nouvelle mouture 2010 n'a rien à envier à la grande Serie 7, sauf peut-être dans la version Limousine de cette dernière (Serie 7 allongée), en termes d'habilité à l'arrière ; de toute façon déjà bien égratignée sur ce point par la "vulgaire" et roturière Skoda Superb...
La Serie 5 nouveau cru apporte donc avec elle, outre l'excellente qualité de fabrication des modèles de la marque réellement fabriqués en Allemagne (c'est le cas de toutes les voitures BMW, pas des 4x4), une qualité de finition tout aussi exemplaire.
Nous ne parlerons pas ici des infinies possibilités d'options, certaines utiles, certaines moins, et toutes onéreuses, et en nous cantonnant aux modèles de base, on retiendra que certaines versions comme la version médiane en turbo diesel, avec son 6 cylindres 2.5 de 204 cv, et qui sera probablement nommée 5.25d devrait être un bon rapport qualité/prix/prestation/prestige ; le poids contenu, par rapport à la version précédente, à 1.700 kg peut lui garantir outre une vivacité sécurirsante, une consommation très raisonnable sanctionnée par seulement 132g de CO2 émis aux 100 km ; en terme de vraie pollution, occultée par les pouvoirs publics qui préfèrent la facile - car abusée politiquement - stigmatisation du CO2, nous préfèrerons une beaucoup plus logique version essence, n'émettant ni CO tout court ni particules (les deux aspects de la vraie pollution automobile, elle-même goutte d'eau dans la vraie pollution de 7 milliards d'êtres humains), comme la 5.30i 6 cylindres essence donc, à injection, 204 cv également, moins onéreuse à l'achat et à l'entretien et, point de vue agrément, incomparable en termes de silence et de velouté, et largement assez performante pour qui ne se prend pas pour un champion de WRC sur route ouverte. Pour cela, mais sur route et autorute sûre (allemande, donc) ou encore mieux sur circuit, il y a l'explosive 5.50i, v8, 407 cv, au prix de toute façon dissuasif, et qui ne devrait être réservé, dans un monde idéal, qu'aux purs passionnés d'automobile, c'est-à-dire respectueux et discrets.
Des prises en main et des essais ultérieurs nous en apprendront plus, si BMW France le veut (sinon, on verra avec nos amis des Pays modernes), de même que les tarifs, tout de même indispensables, dès qu'ils seront disponibles.