De nombreuses nations prennent conscience qu'au-delà de la gesticulation politico-associative d'intérêts bien sentis,
le vrai problème de la pollution issue de l'automobile (qui d'ailleurs ne représente que 6% des causes de pollution mondiale)
concerne le diesel, et de sa présence exponentielle dans
certains pays l'encourageant pour des raisons d'immédiat intérêt lucratif et de copinage avec certains industriels.
Or, des pays, et pas des moindres, comme le
Japon ou les
États-Unis ont toujours été réticents à la multiplication des moteurs à mazout, technologie polluante par concept. Filtre à particules ou pas.
De fait, dans ces
démocraties, les
moteurs à huile lourde (le diesel, et l'émission de ses particules grasses)
sont réservés là seulement où ils sont utiles : aux machines, dont les camions qui sont des machines à transporter du volume pesant.
Dans de nombreux autres pays, le diesel est et restera marginal ; la
Chine, colosse émergeant et gros consommateur, par exemple,
mise tout sur l'essence/électrique, le seul progrès viable pour le futur immédiat (les
Américains y travaillent aussi d'arrache-pied , souvent en collaboration avec des firmes
chinoises,
coréennes ou
allemandes).
Comme
sur la sécurité routière ou la taxation, la France est là aussi un très mauvais exemple.
Elle favorise l'utilisation du diesel (la taxation de ce carburant le favorise),
et punit, pour de fumeuses et contestables histoires de CO2 (qui n'est pas un polluant mais un gaz naturel, émis notamment par 7 milliards de poumons humains)
les peu polluantes voitures à moteur essence.
La fameuse
"spécificité française", est, en effet, souvent
synonyme de crétinerie obtuse...
Et un jour, ça se termine comme à
Milan (voir
ici sur
mi-lorenteggio.com) :
la taxation abusive des utilisateurs de voitures diesel... que l'Etat italien a, lui aussi, permis !
Gageons que les électeurs de la législature milanaise sauront s'en souvenir...
Cependant,
le consommateur, citoyen et usager, plutôt que d'accepter d'être rançonné et aliéné, serait bien inspiré de
réclamer un peu de respect.
Ainsi, en
France, cela pourrait prendre la forme des revendications suivantes :
-
pas de taxe supplémentaire payée par l'usager pour compenser les imbécilités des dirigeants ;
-
alignement progressif du tarif du gazole sur celui de l'essence
pour une parité favorisant la rentabilité des recherches françaises sur les moteurs essence à injection directe couplés ou non à un moteur électrique ;
-
taxe à l'achat d'une voiture diesel neuve sur l'émission de particules, nuisibles à la santé et même facteur d'accidents (routes grasses), notamment sur les petites cylindrées diesel, parfaitement superflues et inutiles ;
-
incitation à la casse des voitures diesel reprises contre l'achat d'une neuve ou occasion essence ;
-
interdiction aux poids lourds de circuler sur tout itinéraire routier et ou semi/urbain où l'alternative autoroutière existe, sauf desserte locale prouvable (ceci nécessite des contrôles de police envers les poids lourds,
contrôles inexistants en France - comparé aux démocraties voisines -, d'où, accessoirement
l'impressionnante sur-représentation des poids lourds dans les accidents mortels dans ce pays !) ;
-
création de lignes de ferroutage et/ou d'autoroutes dédiées aux poids-lourds ; la première option, celle du transport par voie ferroviaire, est la plus intelligente, ce pourquoi
la France s'est ingéniée à détruire - au frais du contribuable - les infrastructures jadis existantes...
Vue ainsi,
l'écologie à un sens.
Qu'attendent donc les
ayatollahs verdâtres, si prompts à tirer sur l'outil de liberté qu'est l'automobile et
à polluer la pensée et l'intelligence, par exemple depuis leurs lieux de villégiature aux
Maldives, pour enfin adhérer à cette
vision constructive de l'écologie ? Ils seraient enfin, en partie au moins,
croyables !..
Ah oui, c'est vrai : il y a le mot
"constructive" dans "vision constructive"...