RENAULT
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Le Constructeur français Renault, ex-régie publique à la soviétique concentrée sur un marché prisonnier, s'est peu à peu tourné, depuis qu'elle est devenue un Constructeur presque comme les autres (l'Etat français possède toutefois encore une participation au capital), s'est tourné donc, par la force des choses, vers les marchés extérieurs porteurs.
Du coup, le client allemand, italien, anglais, polonais ou russe étant habitué, à prix égal, par les japonais, et allemands notamment, à une qualité réelle, la marque au losange a mis les bouchées doubles, au seuil des années '90 pour rattraper son retard pour convaincre une clientèle qui n'avait rien à faire du "moi, j'achète français, m'sieur : je défends les emplois".
Le premier résultat tangible a été la R19, inspirée - le constructeur national ne s'en était à peine caché -, de l'excellente Nissan Almera, une des voitures les plus vendues au monde, car très bien conçue et construite.
Bien sûr quelques loupés ont encore eu lieu, et pas tant les innovations osées (le coupé-monospace Avantime) - car après tout, un créateur doit être courageux - que par les lancement précipités avec des mises au point catastrophiques pour l'image de marque (la 2ème génération de Laguna, par exemple), car Renault a mis très longtemps à comprendre, si c'est vraiment le cas maintenant, que le client lambda qui paye (cher) une automobile ne peut plus servir de cobaye : une fois de plus, les japonais, allemands ou américains, entre autres, ne font jamais cette erreur-là.
Par chance, l'excellence des produits coréens à définitivement fait comprendre aux dirigeants -enfin, nous le souhaitons - que même moins cher un produit peut être impeccable d'emblée.
Pour cette raison, et de par le fait que Renault a épousé le japonais Nissan et absorbé le coréen Samsung, la marque française n'a plus rien à envier aux concurrents.
Elle a même innové - au vu de l'avènement coréen et de la menace chinoise - en créant une marque low-coast, en rachetant la roumaine Dacia et en fabricant en son site roumain des modèles fiables, somme toute présentables et très utiles, des petites Renault en fait comme le losange sait les faire, et à des prix populaires, comme au temps de la 4L. En fait, ça tombe plutôt bien, le pouvoir d'achat de nombre d'Européens, de la moitié des Français en particulier, se rapprochant, par volonté politique, de plus en plus de celui des Roumains.
Reste un regret, pour une marque qui a tellement usé du "nationalisme" : que plus de 70% de sa production soit effectuée (puis importée en France, aggravant le déficit de la balance commerciale) en Slovénie, en Turquie, en Russie, en Corée... Et avec des composants, inclus pour les modèles fabriqués en France, à 80% étrangers (italiens, japonais, finlandais, chinois, marocains, américains, etc...).
Sur le premier point, il faut reconnaître que son concurrent français, PSA, fait de même, et sur le deuxième, beaucoup d'autres constructeurs font de même, sauf les japonais, coréens et américains qui privilégient au maximum la production et l'emploi sur leur territoire.
Côte de fiabilité : moyenne à bonne, voire très bonne pour certains petits et moyens modèles essence.
RENAULT Clio Campus
RENAULT Clio Campus
La Clio Campus est l'ancienne version restée au catalogue en tant que produit d'appel.
Cette voiture a été une des meilleures Renault : le constructeur est là dans son élément : petite voiture, pratique, bien conçue, fiable et confortable, tenue de route saine.
Elle a un peu vieilli par certains aspects, surtout esthétiques, mais par rapport à certaines créations plus récentes, elle n'a pas à rougir. En fait, étant largement amortie depuis sa sortie en 1998, elle pourrait être vendue un peu moins cher : nombre de personnes, paupérisation organisée aidant, sont obligées de rouler avec des poubelles de 30 ans d'âge (et se voient punies doublement par risque d'accident plus ainsi élevé, ce qui permet en partie de justifier la pose de coûteux radars démagogiques) , et puisque l'Etat a toujours un rôle chez Renault, faire preuve de l'esprit social et national dont jadis Renault se prévalait pour écouler des produits de masse an France serait un juste retour des choses grâce à une initiative civique.
D'autant que cette voiture slovène (Novo Mesto) et turque (Bursa) coûte 3.400 € de plus que sa proche cousine roumaine Dacia Sandero (seule la carrosserie et le blason sont différents).
Ne pas hésiter à négocier ferme avec les Concessionnaires, ou voir avec les Mandataires.
Existe en 3 ou 5 portes.
Caractéristiques :
essence : 1.2 60ch (11.400 € 3p, 11.900 € 5p ; 11.100 € 5p en Italie, nom Clio Storia), 1.2 GPL 60ch (13.000 € 3p, 13.500 € 5p ; 12.600 € 5p Italie), 1.2 16V 75ch (12.050 € 3p, 12.550 € 5p)
gasoil : 1.5 dCi 65 65ch (13.650 € 3p, 14.150 € 5p, 13.100 € 5p Italie)
Sécurité :
Etoiles NCAP : *****
Etoiles Diabloto : *****
Nos choix : pour l'agrément, sa consommation raisonnable, son faible coût d'entretien : la 1.2 16V 75ch ; sinon, pour une encore meilleure propreté, la 1.2 au gaz GPL toutefois un peu optimiste en tarif. Le diesel est une réponse injustifiée pour une compacte, et en raison de la vraie pollution (pas le CO2, mais les particules fines).
RENAULT Clio
RENAULT Clio
La Clio est le best-seller de la marque au Losange. Et à juste titre.
Cette 3ème génération (la première est sortie en 1991) a fait passer la Clio dans la catégorie des compactes, prêtes aux voyages, alors que les cversions précédentes, surtout la première, étaient plutôt des citadines.
Cette Clio est tout simplement une des toutes meilleures autos, sinon LA toute meilleure, de sa catégorie : ce n'est pas parce qu'elle est française que nous le disons (elle est slovène) mais parce que ses arguments sont incontestables : très confortable, soignée, bien construite, sûre, spacieuse, peu gourmande, maniable sinon agile, très neutre en comportement, elle est proche du sans faute. Même son tarif, pour une "française", n'est pas trop arrogant ; il est en tout cas dans la moyenne de ses rivales, et du coup ses grandes qualités n'en sont que remarquables.
Simple petit défaut, une esthétique assez fade. Mais passe partout, ce qui n'est pas un défaut finalement, en période de chasse aux sorcières motorisées en cours en France.
La Clio est une voiture turque (Bursa) mais également française (Flins, Dieppe).
Elle existe en 3 et 5 portes, et break (Estate).
Caractéristiques :
essence : 1.2 16V 75ch (12.550 € 3p, 13.150 € 5p, 12.600 € 5p, Italie), 1.2 16V Quickshift (automatique) 80ch (14.000 € 3p, 14.600 € 5p), 1.2 TCE 100ch (14.300 € 3p, 14.900 € 5p, 13.700 € 3p Italie, 14.300 € 5p Italie), 1.6 16V 110ch (15.750 € 3p, 16.350 € 5p), 2.0 16V 140ch (20.100 € 3p, 20.700 € 5p)
essence + E85 (éthanol) : 1.2 16V Ethanol 75ch (14.250 € 3p, 14.850 € 5p)
GPL : 1.2 16V GPL 75ch (14.100 € 3p, 14.700 € 5p, Italie, indisponibles en France !)
gasoil : 1.5 dCi 70 70ch (14.250 € 3p, 14.950 € 5p, 13.500 € 3p Italie, 14.100 € 5p Italie), 1.5 dCi 85 85ch (15.900 € 3p, 16.500 € 5p, 15.000 3p Italie, 15.600 € 5p Italie), 1.5 dCi 105 105ch (18.350 € 3p, 18.950 € 5p, 17.500 € 3p Italie, 18.100 € Italie 5p)
(à noter les importantes différences de tarif entre France et Italie : la Turquie productrice est moins loin de l'Italie, ce doit être la raison...)
Sécurité :
Etoiles NCAP : *****
Etoiles Diabloto : *****
Nos choix : la 1.2 16V 75ch : suffisamment puissante, moteur rond, sobre, moderne, propre, tarif très abordable ; un peu plus chère est l'Ethanol, sabordée par la politique (peu de pompes) ; plus propres de toutes, et meilleure solution actuelle contre la vraie pollution, la version GPL, bêtement indisponible en France, Pays démagogique, aliénant et menteur. Les versions plus chères ont à faire face à des voitures de catégorie supérieure, au même prix : on n'est plus dans les années fric, où on était moins regardant à la dépense, souvent par nationalisme erroné.
Côté mazout, seuls les gros rouleurs ou les flottes peuvent être intéressées, les émission de particules pouvant passer au second plan tant que les vraies émissions polluantes ne seront pas taxées, au lieu du "vaporeux" CO2... Dans le cas des mazout donc, le meilleur choix est sans conteste la 1.5 dCi 85 : l'agrément, la sobriété et la fiabilité font de ce moteur une vraie réussite, à un tarif encore supportable.
RENAULT Clio RS
RENAULT Clio RS
La RS (pour Renault Sport, la division sportive de Renault, située en France) est un modèle à part, car à part la coque et certains composants de carrosserie ou de planche de bord, il s'agit d'un modèle à part entière, avec son propre chassis, sa chaîne cinématique (boîte, transmission, rapports...), ses épures de suspensions racing, son moteur, échappements, roues, etc...
Cette voiture sportive est très performante, mais avare en sensations. Certes, le confort est quelque peu dégradé (encore que compensé par d'excellents sièges baquets), mais le souci d'en faire une voiture très sûre (très sous-vireuse et munie de béquilles électroniques) a complètement lissé l'aspect sportif ; même la sonorité du moteur est quelconque. A force de trop embourgeoiser les sportives pour des prétendues questions de sécurité, on en arrive à l'effet inverse : certains, privés de sensation, ont tendance à trop appuyer sur le champignon là où ce n'est pas recommandé... Qu'est-ce que ça va être avec les voitures électriques ! Les polymates ont déjà la solution : brider toutes les voitures à 130 km/h (pourquoi pas à 250 comme en Allemagne, ou à 27,603 km/h comme en Bolchéverdie utopique ?) : comme ça, ce sera la lutte entre ensuqués (et la plupart des accident graves se situent autour des 70 km/h...), ou seul le poids du véhicule en descente fera la différence ; mais on fera sans doute aussi des 40 tonnes de 1.200 kg...
Bon à part ça, la Clio RS est une très bonne voiture, à un prix accessible pour une sportive, mais la concurrence sur le créneau est séduisante (surtout chez Fiat Abarth).
Caractéristiques :
essence : 2.0 16 RS 203ch (23.300 €)
Sécurité :
Etoiles NCAP : *****
Etoiles Diabloto : *****
Notre choix : c'est une auto assez sympa, alors pourquoi pas ; bonne finition, bonne qualité de construction, moteur moderne et assez sobre, fiable, bonne boite 6. En plus, Renault n'a pas commis la bêtise, comme certain concurrent espagnol, de faire une version mazoutée de sa sportive.
Un peu de logique aide à ne pas désespérer de l'humanité...
RENAULT Clio Estate
RENAULT Clio Estate
L'Estate est bien sûr la version break de la Clio.
Une bonne idée de la part du Losange : la Clio est une des toutes meilleures voitures de sa catégorie, et en proposer une version plus spacieuse répond à une vraie attente. Il faut dire aussi que le succès des Peugeot 206 puis 207, et des Skoda Fabia, toutes proposées depuis belle lurette en version "familiale" avait de quoi motiver.
La qualité de finition de la Renault est remarquable, est son volume de chargement accru en fait une vraie et bonne petite routière. La version Estate reprend bien sûr toutes les qualités de la berline, à commencer par son excellent confort et ses très bonnes motorisations, à peine ou très peu affectées par la surcharge pondérale inhérente à tout break (et à tout cabriolet, soit dit en passant, juste comme ça).
L'Estate est donc une candidate sérieuse et logique au moment de choisir son nouveau véhicule.
Caracréristiques :
essence : 1.2 16V 75ch (13.850 €), 1.2 16V Quickshift 75ch (15.300 €), 1.2 TCE 100ch (15.600 €, 14.900 € Italie), 1.6 16V 110ch (17.050 €)
essence + E85 : 1.2 16V Ethanol 75ch (15.550 €)
gasoil : 1.5 dCi 70 70ch (15.550 €), 1.5 dCi 85 85ch (17.200 €), 1.5 dCi 105 105ch (19.650 €, 18.700 € Italie)
Sécurité :
Etoiles NCAP : n/c
Etoiles Diabloto : *****
Nos choix : qui dit break dit famille ou chargement fréquent ; donc la 1.2 TCE 100ch est hautement recommandable : moteur moderne, rond est puissant, sobre, peu vraiment polluant, silencieux, coût d'entretien raisonnable. Sinon, puisqu'il s'agit un peu d'une utilitaire, le mazout 1.5 dCi fera la joie des très gros rouleurs pas trop concernés par la vraie pollution (les particules fines). Du coup, on se demande pourquoi Renault ne s'intéresse pas au GPL, mode très peu polluant et fiable, mais il est vrai de sinistre mémoire car soumis en France, à l'époque, à des normes dangereuses mais fraaaançaises, m'sieur, refusées par tous les pays du monde...
RENAULT Espace
RENAULT Espace
Il est loin le temps où l'Espace, selon ses concepteurs, allait révolutionner le marché. En ce temps où il marchait sur les traces de son prédécesseur américain Chrysler Voyager - lui-même reprenant un concept déjà travaillé et commercialisé depuis des années au Japon, par Mitsubishi et sa série Star, et Nissan avec le Prairie -, ses concepteurs avaient l'oreille de tous les branchés.
Mais même la branchitude a eu une fin, et désormais, cette catégorie des grands monospaces n'a d'intérêt que pour ce qu'elle vaut : répondre aux besoins de familles nombreuses et aisées ; ce qui n'est pas si courant dans un Pays en voie de paupérisation...
Reste un véhicule bien pensé, confortable, et (enfin !) bien fini et solide, somme toute un des tous meilleurs de sa catégorie. Reste aussi un concept quand même plus intelligent et plus sûr (pour soi et pour les tiers) qu'un "4x4" pour bo-beauf, c'est-à-dire un gros SUV. Et c'est vrai que pour voyager loin et souvent et en sécurité (fini le temps des Espaces en - mauvais - plastique...), il n'y a guère mieux... sinon une belle berline ou limousine, mais c'est une autre histoire.
A souligner vivement : l'Espace est un véhicule français (fabriqué en France).
Il existe la version Grand Espace 7 places, env. + 3.000 € (à négocier...)
Caractéristiques :
essence : 2.0 16V 140ch (28.650 €), 2.0 T 170ch (30.650 €), 3.5 V6 24V 245ch (49.650 €)
gasoil : 2.0 dCi 130 130ch (32.250 €), 2.0 dCi 150 150ch (34.750 €), 29.920 € Italie), 2.0 dCi 175 Fap (49.750 €, 34.420 € Italie)
Sécurité :
Etoiles NCAP : *****
Etoiles Diabloto : *****
Nos choix : le 2.0 T est une belle opportunité : puissant, silencieux, propre, il convient à un usage familial. Ceux qui préfèrent les camionnettes auront intérêt à prendre le 2.0 dCi 130ch : puissance suffisante, prix encore accessible, tout ça pour ne pas émettre plus de particules polluantes que les autres diesel encore plus onéreux.
A noter le beau moteur V6 essence de 245ch, d'origine Nissan : très bien pour les Américains, qui vendent peu de taxes pétrolières à leur citoyens, si Renault osait importer... A défaut, les Algériens ou les Libanais pourront opter pour ce noble choix, par ailleur moins coûteux à l'entretien qu'un vulgaire mazout.
RENAULT Kangoo Be-Bop
RENAULT Kangoo Be-Bop
Le Be-Bop est une version compacte du Kangoo. C'est une version ludique, et finalement suffisante en ce sens, du Kangoo qui, lui, a une vocation plus familiale, voire utilitaire.
Ce type de véhicule est idéal pour qui habite en ville, ou au contraire en milieu rural mais devant se rendre en ville, et qui, souvent seul ou en couple a besoin d'un peu d'espace intérieur sans vouloir se tourner vers plus encombrant. Sa vocation axée sur le loisir est soulignée par la possibilité de découvrir les places arrière, la partie arrière du toit étant ouvrable. Le hayon possède par ailleur une glace coulissante très pratique.
Le reste reprend les carectéristiques de Kangoo normal, offrant donc une tenue de route correcte, un confort intéressant et une facilité d'utilisation évidente. La qualité du produit est en net progrès. Son tarif est quelconque, peu ou prou égal à ceux de ses concurrents de PSA et Fiat, tous supérieurs aux équivalents asiatiques, peu nombreux il est vrai.
A noter que le Be-Bop est français (usine de Maubeuge).
Caractéristiques :
essence : 1.6 16V 105ch (16.990 €)
gasoil : 1.5 dCi 105ch (17.800 €)
Sécurité :
Etoiles NCAP : n/c
Etoiles Diabloto : *****
Notre choix : pour ne pas polluer, l'essence 1.6 16V, évidemment ; le mazout dCi est par ailleurs agréable, mais plus cher à l'achat et à l'entretien, et personne ne nous fera croire qu'on a vitalement besoin d'un moteur agricole pour une petite voiture passant du temps en ville.
RENAULT Kangoo
RENAULT Kangoo
Le Kangoo, que nos confrères d'AUTO-PLUS nommaient un ludospace, et que nous appellions un utilospace, a finalement perdu son caractère de camionnette amménagée.
Il s'agit maintenant d'un vrai monospace : plus large, il reprend les soubassement du Scénic, est devient ainsi plus rassurant. Fini le phénomène d'inclinaison en appui et le risque de se retrouver sur le flan comme... une vulgaire camionnette !
Ce monospace est devenu très confortable et se conduit comme une berline. Par contre, sale défaut vaniteux des constructeurs français qui se prennent pour des Allemands, la version de base est indigente (pas de porte coulissante, pas de radio, rangements ridicules...), ce qui oblige le consommateur à monter en gamme, ou à se tourner vers la concurrence, notamment asiatique qui alors propose mieux et au moins tout aussi fiable.
Le Kangoo est français (usine de Maubeuge).
Carctéristique :
essence : 1.6 87ch (11.999 €), 1.6 16V 105ch (17.100 €, 15.450 € Italie),
gasoil : 1.5 dCi 70 70ch (12.999 €), 1.5 dCi 85 85ch (16.950 €), 1.5 dCi 105 105ch (18.950 €)
Sécurité :
Etoiles NCAP : n/c
Etoiles Diabloto : *****
Nos choix : le 1.6 16V, d'ailleurs inexplicablement trop cher en France. le 1.6 de base, 87ch, est à déconseiller, tant sa présentation est indigente (même pas de radio ! ; c'est très mesquin). Et, éventuellement, pour qui roule toujours chargé et ne s'inquiète pas de polluer, le mazout 1.5 dCi 85, au tarif acceptable (le coût d'entretien, moins). A éviter le 1.5 dCi 70, indigent comme son frère essence de 87ch, pour les mêmes raisons, plus son moteur bruyant et anémique.
RENAULT Koleos
RENAULT Koleos
Ce Samsung rebadgé a été lancé sur le marché par Renault, qui voulait, comme les camarades, contribuer à l'expansion des SUV sur les routes européennes et françaises en particulier, comme il n'y avait pas assez de camions et de camionnettes, incompatibles en cas de choc avec les usagers faibles (d'où les fait que 36% des accidents mortels impliquent un poids-lourd). Bien sûr, Renault n'y est pour rien : c'est le législateur, pourtant si pointilleux, maniaque et pour tout dire souvent fois pervers envers le petit peuple, qui est à blâmer (puisqu'on ne peut pas, comme aux USA, porter plainte contre lui...). Bref, un SUV de plus.
En tant qu'objet, il n'a pas à rougir de la concurrence : les Coréens sont en passe de devenir, comme les Japonais, maîtres es-qualité.
Ce véhicule, bien qu'inutilement encombrant, se manie très bien (hélas peut-on penser en voyant n'importe qui utiliser ces véhicules dans la circulation, en se souvenant que les vrais amateurs de 4x4, eux, ont, ou avaient, une éthique, un peu comme les motards).
Confortable, très bien fini, très bien construit et sans doute très fiable, il honorerait la production française s'il n'était coréen !
Caractéristiques :
essence : 2.5 16V 4x2 170ch (24.900 €, 22.970 € Italie), 2.5 16V 4x4 170ch (29.200 €, 26.720 € Italie)
gasoil : 2.0 dCi 150 Fap 4x2 150ch (26.200 €, 24.970 € Italie), 2.0 dCi 150 fap 4x4 150ch (28.200 €), 2.0 dCi 175 4x4 175ch (33.800 €, 30.470 € Italie)
Sécurité :
Etoiles NCAP : *****
Etoiles Diabloto : * (danger potentiel grave pour tiers faible par incompatibilité)
Nos choix : contraint de dominer les autres, nous choisirions un SUV et le 2.5 16V 4x2 170ch nous suffirait pour cette besogne. Cependant, rare adepte des virées en Sibérie en hiver, et puisque notre esprit dominateur ne s'encombrerait pas non plus de polluer, soyons fous, prenons le mazout 2.0 dCi 175 4x4 (acheté en Italie, moins cher, ou en Russie, encore moins cher sous le blason Samsung), et que les trottoirs de Moscou se tiennent à carreau...
RENAULT Laguna
RENAULT Laguna
L'ex-Régie, à capitaux (encore) partiellement étatiques, a parfois un goût... spécial. Ainsi, cette Laguna, prétendant vouloir se frotter aux voitures premium (Audi A4, BMW 3, Mercedes C, Alfa Romeo 159, Honda Accord, etc...) et en proposer les tarifs, n'a rien trouvé de mieux qu'à se déguiser, pour la partie avant, à la R21 d'un autre temps, d'avant la première Laguna qui elle, au moins innovait par son style. Quand à l'arrière, il ressemble à... rien (sinon à l'ancienne Citroën C5, et il n'y a pas de quoi pavoiser). Mais bon, c'est notre goût, qui ne correspond pas au bon goût français, et qui explique que la clientèle de cette voiture se recense seulement et pratiquement qu'en France.
Techniquement, elle semble au contraire aboutie ; nous disons au contraire en pensant au modèle précédent, à la fiabilité honteuse, que seuls des clients français, par fidélité aveugle (qu'on pourrait aussi appeler clients prisonniers, si ce n'était d'eux-mêmes), peuvent tolérer. Elle semble, et elle DOIT être aboutie, car le ridicule deux fois de suite peut tuer. Et ça serait dommage, car cette Renault est vraiment FRANÇAISE : rien que pour sauver le peu d'emploi qui reste en France, elle vaudrait le coup.
Dans le fond il s'agit d'une voiture bien construite, bien finie, et la qualité semble au rendez-vous. Par ailleurs, confortable, homogène, sûre, elle se montre agréable.
Que ne lui a-t-on pas fourni une plus jolie robe : d'autant que le bureau de design sait faire de bon choix, quand il veut (quand le designer-maison versatile Le Quément n'est pas là ?) : la preuve, le coupé est plus avenant. La version braek a un arrière plutôt réussi : passé le museau avant, on voit bien qu'il ne s'agit plus d'une R21 !..
A noter : les 4 roues directrices, sur les modèles les plus chers, déjà vues, bien que le constructeur s'en défende, alors qu'il n'y a pas de mal à s'inspirer de ce qui est bien, chez les Japonais il y a une vingtaine d'années. Bonne initiative pour la sécurité, et à y être, nous recommanderons cette voiture plutôt que n'importe quel SUV.
La Laguna berline est une 5 portes, fabriquée, donc, en France (Sandouville).
Caractéristiques :
essence : 1.6 16V 110ch (21.500 €), 2.0 16V 140ch (24.700 €), 2.0 T (28.300 €), GT 2.0 T (30.000 €).
gasoil : 1.5 dCi 110ch (23.500 €), 2.0 dCi 130 130ch (26.850 €), 2.0 dCi 150 150ch (27.600 €, 26.100 € Italie), 2.0 dCi 175 Fap 175ch (31.600 €, 28.350 € Italie), GT Four Control 2.0 dCi Fap 180ch (31.000 €).
Sécurité :
Etoiles NCAP : *****
Etoiles Diabloto : *****
Nos choix : la 2.0 16V est un bon compromis performances/économie d'utilisation/propreté : moteur moderne, consommation raisonnable. Pour les gros rouleurs ou famille d'adultes, la 2.0 dCi peut suffire, le seul reproche à faire étant la nocivité des particules de mazout rejetées, que même les modèles avec Fap répandent.
RENAULT Laguna Estate
RENAULT Laguna Estate
La version break de la Laguna s'appelle Estate.
Elle reprend toutes les (bonnes) caractéristiques générales de la berline, plus une qualité : un dessin bien plus équilbré, qui élimine pratiquement de l'effet vieille R21 de la berline, bien que l'avant soit le même.
En fait ce break est réussi (son habitabilité est remarquable), et se pose comme un des meilleurs acteurs du marché. Ses ventes le démontrent. Comme quoi, quelques efforts en design ne sont pas inutile, même quand on décrète qu'en tant que Français, on a le meilleur goût du monde...
Caractéristiques :
essence : 2.0 16V 140ch (25.400 €), 2.0 T 170ch (29.000 €), GT 2.0 T 205ch (30.700 €).
gasoil : 1.5 dCi 110ch (24.200 €), 2.0 dCi 130 130ch (27.550 €), 2.0 dCi 150 150ch (28.300 €, 26.750 € Italie), 2.0 dCi 175 Fap 175ch (32.300 €), GT Four Control 2.0 dCi 180 ch (31.700 €, 30.800 € Italie)
Sécurité :
Etoiles NCAP : *****
Etoiles Diabloto : *****
Nos choix : puisqu'il s'agit d'une vraie routière, les versions essence 2.0 T, ou pour à peine plus la GT 2.0 T avec ses 205ch et ses 4 roues directrices : moteur moderne, rond et onctueux, coût d'entretien limité, peu polluant. Sinon, en cas de nécessité (très gros rouleurs ou surcharge fréquente) un des dCi, tous valables mais émetteurs de particules et couteux à l'entretien, le 150ch étant peut-être le meilleur compromis.
RENAULT Laguna Coupé
RENAULT Laguna Coupé
La Laguna Coupé reprend les qualités de la berline, mais bénéficie, elle, d'une esthétique bien plus réussie et moderne. Comme la Berline ressemble à une R21 modernisée, Renault n'a pas poussé le vice jusqu'à nous refaire la Fuego (le coupé précédent, chez Renault), d'ailleurs pas si mal que ça à son époque en terme de design.
De toute façon la qualité de construction de la Laguna Coupé est à l'ordre du jour, et en ce sens peut prétendre rivaliser avec sa principale concurrente, la Peugeot 407 Coupé.
A noter la version GT, qui comme la berline GT bénéficie des 4 roues directrices, système nommé jadis 4WS chez les Japonais précurseurs, et Four Control ici. Ce système offre une tenue de route et une sécurité accrues.
Autre bon point : cette auto est vraiment française (usine de Sandouville) et fait travailler en France.
Caractéristiques :
essence : 2.0 T 170ch (31.900 €), GT 2.0 T 205ch (37.850 €), 3.5 V6 240ch (45.050 €, 41.020 € Italie)
gasoil : 2.0 dCi 150 150ch (32.900 €), 2.0 dCi Fap 175ch (37.250 €), 2.0 dCi GT 180ch (39.750 €)
Sécurité :
Etoiles NCAP : n/c
Etoiles Diabloto : *****
Notre choix : le 2.0 T 170ch essence est déjà très bien ; mais puisque c'est un coupé, le superbe V6 3.5 essence 240ch d'origine Nissan est digne de la philosophie, qui n'est pas celle d'une camionnette, raison pour laquelle les diesels, outres que très polluants comme tous les moteurs à mazout (particules nocives), font vraiment mesquin dans ce type de véhicule.
Dimanche 20 Décembre 2009
Cikita & Mirella Zawadzka
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