Une fois de plus, la route a
tué.
Pourtant, cette fois, pas de lamentation orchestrée de pleureuses professionnelles chez les
médias Béni-oui-oui, et silence radio chez les thuriféraires de la criminalisation des usagers de la route : et pour cause,
ce n'est jamais qu'une usagère de la route qui a payé de sa vie l'odieux mélangisme des genres...: elle faisait de l'autostop dans la Drôme, alors que
tous les touristes étrangers savent (par leurs propres médias et leurs Ambassades)
à quel point c'est peu recommandé en France (voir aussi dans les archives locales, toutes régions confondues, les innombrables meurtres de touristes
français, espagnols, britanniques, japonais, marocains, italiens, hongrois, etc..., et souvent des
jeunes femmes).
Précisons que ces crimes sont bien souvent non-résolus (8% seulement des meurtres de ce genre sont résolus en France ; outre statistiques manipulées ; d'où, sans doute la volonté, depuis longtemps, de criminaliser les infractions routières pour faire du chiffre et de la "résolution de crimes").
Alors que les accidents de la route (en moyenne
335 tués sur les routes de France chaque mois) font les choux gras de toutes sortes d'intéressés ]b(soit parce que les subventions font bouillir telle marmite associative, soit parce que tel groupe de fonctionnaire y voit l'occasion de justifier, à moindre implication, sa surnuméraire existence vis-à-vis du votant),
il continue à y avoir 3.715 morts violentes, sur le même rythme mensuel, en dehors des routes (ou au bord) des routes françaises !
Et apparemment, ça ne froisse personne, le système aliénant s'auto-alimentant...
Nous relevons, dans le cas de cet assassinat dans la
Drôme, deux aspects qui, par eux-mêmes,
en disent long sur la mentalité des dirigeants et Sachants, tous bords inclus, de ce Pays :
1/ le Procureur de la Drôme a souligné avec empressement que le supposé criminel du (supposé ?) meurtre "avait accompli l'ensemble de ses peines" ; à part que l'on constate que ces peines ont l'air peu efficaces sur ce type de criminel récidiviste, le fait qu'un membre du système judiciaire (système par ailleurs très dur et violent contre les paupérisés) insiste sur ce point laisse supposer que, encore et toujours, cette justice ne pense qu'à s'auto-protèger ; c'est un trait corporatiste désolant dans le sens où la justice (dont un Juge de notre connaissance se vante d'être, à lui tout seul, "La Justice") ne devrait pas être un business comme les autres ; où alors, elle devrait s'appliquer les mêmes règles qu'aux autres citoyens : renvoi pur et simple et poursuite en cas de faute (c'est le lot des gens du privé, notamment les moins aisés) ; donc, intrigués par cette réaction spontanée, nous n'avons pas pu nous empêcher, du coup, de constater que le brave meurtrier présumé avait en réalité bénéficié de remise de peine :
il n'aurait dû repasser à l'acte que dans quelques années... ; à noter, côté efficacité, que c'est le suspect lui-même qui s'est livré à la Police !...
2/ le Préfet de la Drôme, zélateur et criminalisateur (il fait partie de ceux qui disent "chauffard" pour conducteur, et "jeune gens" pour voyou) de l'usager de la route, qui sur-réagit volontiers, dans la presse locale, au moindre accident (y compris ceux se déroulant sur un pont verglacé en hiver où aucun panneau ne prévient du phénomène) et qui, dans sa guerre sainte contre l'usage de l'automobile a déclaré "n'avoir aucun scrupule à livrer cette bataille,
ne serait-ce que si ce n'était pour sauver qu'une seule vie", ne semble pas avoir pris de mesure particulière contre
tous les risques de la route...
Cependant, force est de reconnaître que ce n'est pas les individus qui sont particulièrement critiquables : plus exactement,
c'est le système qui, dans son ensemble, l'est désormais.
Celui qui fait qu'une caste d'individus, vivant quasi-systématiquement hors du quotidien, subit par la majorité, se sente à ce point investi d'une mission divine qu'elle en méprise le peuple et l'intelligence - niée d'emblée - du peuple. Ainsi, un procureur ou un préfet est dans le fond dans le même cas qu'un policier : il exécute des directives, et tant pis si elles travestissent la réalité, au détriment du bien de tous, en faveur du politique spéculatif.
Celui qui englobe ces gens qui se demandent pourquoi 50 pour cent des Français ne s'intéressent plus à eux et/ou au système...
Au-delà de ce lugubre constat (ou l'on voit le risque du citoyen mesuré à l'aune morbide du rentable et du médiatique), nous en revenons, nous
Diabloto.info, à notre éternelle
demande :
-
pourquoi, en France, pays-des-droits de-l'homme-etc,
se prive-t-on d'une Police Routière, efficace, respectable, bien formée, et bien équipée, comme c'est le cas dans des Pays modernes (Allemagne, Italie, Pays-Pas, Suisse, Turquie, pays scandinaves, Canada, etc...) ?
Outre que, vivant les problèmes de la route, elle serait ainsi apte à sélectionner les priorités (et à verbaliser qui coupe la route, déboite sans clignotant, éblouit qui arrive en face, etc, etc, etc...., plutôt que de jouer au percepteur pour 3 ou 4 km/h),
elle serait une vraie garantie pour qui gravite autour de la route. En
Italie ou en
Autriche, par exemple, si vous vous arrêtez pour vous reposer, systématiquement la police vient voir si tout se passe bien.
Pour avoir circulé (et continuant à le faire) sur toutes les routes d'Europe ou d'Asie proche, nous affirmons qu'il faut vraiment aller loin (depuis la disparition de l'ex-Yougoslavie) pour trouver un pays en paix aussi peu sûr que la France.
Mais il est vrai que ça, se déplacer sur les routes, c'est plutôt pour les pauvres, les Sachants, fidèles à leur nouvelle religion écologique, privilégiant plutôt le transport aérien pour débarquer sans transition dans leur lieux de shopping préférés...
Condoléances (il n'y a pas eu beaucoup de compassion dans la presse et chez les Sachants) à la famille de la malheureuse victime et compassion sincère pour la terrible et injuste douleur.
En espérant qu'un jour tout soit enfin fait, en France, pour que la DÉFENSE DE LA VIE DE TOUS ET DE TOUTES devienne cause nationale.