La très orientée statistique gouvernementale concernant la "sécurité routière" est tombée, et les "journalistes" béni-oui-oui, télévisions et radios en tête, ont pris le relais.
On nous propagandise donc que 393 décès ont été enregistrés sur les routes en Septembre 2009.
Cette fois, par rapport à Août, pas de commentaire faisant référence au fait que les Français (plus pauvres) sont moins partis ailleurs qu'en France (ce qui prouve bien la dangerosité de la circulation automobile en France).
l'Hexagone reste donc bel et bien dangereux, la politique du Tout-radar ayant dépassé, comme leurs auteurs, son degré de compétence.Voir d'ailleurs notre article sur la sécurité routière : "Victimes sur les routes d'Europe : les chiffres", rubrique Glasnost.
Mais ce qui est obscène dans cette attitude franniaise, c'est l'immonde ségrégation entre les morts durant la même période : alors que les très rentables 393 morts routiers (vente de papier, vente de radars, détournement des forces de police transformées en percepteurs par justification spécieuse du radarisme, puis/et augmentations des polices d'assurance, etc...) sont morbidement étalés, avec des accents mi-consternés, mi-jubilatoires, on ignore et méprise donc toutes les pertes de compatriotes ou de visiteurs que représentent les 3.715 décès mensuels par accidents domestiques (18.000/an, et on ne parle pas des conséquences des blessures), et des accidents du travail, des suicides (vice-record mondial pour la France, ce qui souligne au moins la dureté de cette société)... Voir notre rubrique "French Foto", statistiques mortalité.
Les médias-béni-oui-oui sont à l'oeuvre. Sur les courriers des lecteurs (Le Figaro, par exemple), ça s'exprime ferme : du non dupe, et c'est tant mieux qu'il ne soit pas censuré, au pavlovien ignare, et c'est dommage... tout court.
D'ailleurs, le Ministre, M. Borloo se dit "préoccuppé".
Par quoi ? Par les 313 morts sur la route, ou par les 3.715 "hors la route" ?
Oui, l'information est utile ; oui, elle est nécessaire ; mais son orientation abusive est pernicieuse, pour ne pas dire criminogène sous des airs de devoir accompli.
Sauf que le devoir n'est pas accompli du tout : on laisse exposée à de grands risques toute une partie de la population, persuadée, car aliénée par la propagande, qu'en dehors d'une voiture, elle est à l'abri.
La puissance de ces médias pourrait inverser la tendance : mais le chacal n'est-il pas, par nature, égocentrique ? Et comme ces messieurs-dames des castes supérieures ne sont pas obligés de fréquenter les routes parfois peu sûres de France, ce n'est, effectivement pas leur problème.
Au fait, parmi les "393 tués sur la route" (terme officiel), combien dûs réellement à telle cause ou telle autre, accidentogène, hormis l'officiellement maudite vitesse (routes obsolètes, obstacles imprévus, éblouissement, défaut de signalisation, permis inadapté à la réalité de la circulation et des circonstances - pluie... -, usage inconséquent d'un véhicule "emprunté", ébriété, drogue, véhicules ou mécanique en mauvais état, panneaux inexistants ou au contraire en surnombre et inadaptés - voir nos autres articles sur ces sujets - ; oui, combien par causes évitables par bon sens et application du Code de la Route, et non pas par le radar rentable mais néanmoins sparadrap sur jambe de bois ?