Les suicides chez France Telecom, mais aussi chez Renault, PSA, chez leurs sous-traitants et dans bien d'autres secteurs de métiers, inclue l'administration (police, service sociaux) témoignent, en en laissant supposer seulement l'ampleur, que la violence sociale a bien les pires conséquences.
Concernant l'automobile française, pour ne prendre que cet exemple typique, - et sachant que la société française en général est la plus violente des Pays démocratiques (vice-record mondial des suicides : la France) -, car le dialogue social n'existe pas, ou alors n'est que vertical et agrémenté de menaces et compromis moralement douteux - le discours hypocrite et casse-cou des dirigeants de ces secteurs, habitués à mentir à leur clientèle, a finalement touché leur propre personnel. Sans d'ailleurs que les syndicats s'en préoccuppent avec ferveur (par exemple, en disant au public la part de vérité qu'ils connaissaient, sur la qualité, les délocalisations, les arrangements).
En effet, de vulgaires voitures, sans apport technologique véritable, vendues toujours plus cher alors que le pouvoir d'achat ne suit plus depuis au moins 10 ans, vendues 24.000 € alors qu'il est possible de proposer des véhicules bien moins chers - Renault l'a fait avec sa marque Dacia, non pas par compassion et humanisme, mais sous la poussée commerciale des Coréens notamment - qui au début on proposé des Opel ou Mitsubishi rebadgées (Daewoo et Hyundai), et à leur vraie valeur commerciale - démontre la politique du droit dans le mur qui prévalait chez les dirigeants de ces consortiums, d'autant que sûrs et imbus de leur dominance sur le marché français, ils se gardaient bien d'évoquer la vérité.
Leurs marges démesurées sur le marché français sont d'ailleurs bien illustrées par les énormes "rabais" qu'ils consentent désormais, grâce à la crise financière organisée (et l'argent du contribuable).
La dite crise occultant d'ailleurs avec une bienveillance bienvenue les crises automobiles et du pouvoir d'achat (pour certaines sous-castes de la population) en oeuvre depuis bien longtemps : ce n'est pas pour rien que la France se pavanne avec le parc automobile le plus pourri de l'Europe des 15, celle qui a grandi en dehors du soviétisme le plus dur : âge moyen des voitures en France, 8,4 ans, contre pratiquement la moitié en Allemagne, où la sécurité n'est pas un vain mot et ne se limite pas à une politique de harcèlement des automobilistes.
Sinon, comment expliquer la complicité de ces consortiums, alors que le même pouvoir qui les protège tant passait, et passe son temps, à tirer sur l'automobiliste ?
Ce constat est fait sur le postulat d'un bon rendement (pour les consortiums et l'Etat) sur un marché national à 2,2 millions de voitures neuves.
Mais bien sûr, ce marché est biaisé et malsain : 1,6 millions de véhicules sont le fait d'achats de sociétés et d'administrations, le reste étant du fait des particuliers, mais généralement ceux de la caste des "nantis", des protégés de par leur emploi (contrairement à la croyance populaire, il n'est pas besoin que tous les Français aient un bon pouvoir d'achat pour faire tourner la machine : un noyau dur de "privilégiés" d'environ 10/12 millions de personnes, l'équivalent de la Suède et de la Norvège réunis, suffit à maintenir une économie rentable et un pouvoir d'achat à ce noyau, digne des deux Pays en référence, les autres citoyens ayant les miettes et le privilège de payer d'abord des taxes et des impôts pour huiler cette "démocratie").
Et cette vérité, quelle est-elle ?
Quelle est-elle - dissimulée sous le slogan "achetez français", trompeur et aliénant l'acheteur - ?
Elle est que 80% des composants qui composent une voiture sont le fait de sous-traitants, dont 75% d'entre eux sont ETRANGERS (italiens, espagnols, japonais, coréens, turcs, chinois, marocains, tchèques, américains, canadiens, britaniques et autres).
Que 68% des automobiles "françaises" sont fabriquées à l'étranger, dans des usines étrangères, où les taxes et impôts sont payés dans ces Pays, ce qui d'ailleurs met la balance commerciale de l'Etat français en déficit puisque se sont des voitures étrangères (source : Douanes Françaises) : Espagne (2ème pays européen constructeur, alors qu'elle n'a pas de marque, sinon Seat appartenant à VW) où sont fabriquées nombre de Peugeot, Citroën, Slovénie et Turquie (Renault), Tchéquie (PSA), Russie et Roumanie (Renault), Japon (PSA), Corée (Renault) etc...
Bref, outre les rapports psycho-rigides reignant en maîtres absolus dans la société française, et en particulier dans le monde du travail, la délocalisation - la privation, le vol, la déportation disent certains - d'emplois est un symptôme morbide de plus qui devrait encourager les Autorités à travailler non pas sur des solutions enfantines, voire vexatoires comme la chasse au citoyen-automobiliste, mais plutôt à des décisions de Représentants du Peuple : les dictats contre la population, de la part d'Enarchistes et autres Sachants mêlés de près ou de loin - ou les deux - aux pouvoirs politiques et d'argent, doivent rester ou retourner au XXème siècle et laisser place à un humanisme du XXIème siècle, certes fantasmagorique dans l'état d'aliénation dans lequel se trouvent actuellement les populations les plus défavorisées, mais méritées et de toute façon EXORABLES.
Sinon, il est à craindre - ou à espérer - que le peuple décide un jour qu'il n'a plus besoin de représentants abscons et hostiles au peuple lui-même. A moins qu'il croie encore aux bienfaits des urnes ?