Bien trop souvent, lorsqu'un invité invitable est invité, à une émission télévisuelle ou radiophonique, il va répondre à telle ou telle question - voire toutes - en commençant par toutafé.
Style : "Habitez-vous toujours sur Paris, ou restez-vous dans votre petit fief breton ?"
Réponse : "Toutafé. Comment pourrais-je me passer de Paris, centre du monde, etc, etc..."
Ou bien, style "Voulez-vous un verre d'eau ?"
Réponse :"Toutafé".
Bien répondu : car parfois, il peut survenir qu'il ne soit offert que des bouts d'eau, pas toutafé finis ; de plus on signifie ainsi que ce n'est pas qu'un peu, ni même à moitié, qu'on veut de l'eau, mais bien toutafé, de tous les pores de son âme...
Cékoitèce "toutafé" ? tentez-vous.
Eèèèèh bien, toutafé (tout-à-fait), expression franniaise veut dire en français : oui.
Mais tout Sachant pédant serait trop contrit de se se voir réduit à utiliser ce mot populacier, simple et clair, cartésien quoi.
De plus, le Sachant, obligé compulsivement à exhiber son érudition et sa finesse, juge que "toutafé" ça fait Klasse, genre : "Toutafé que j'habite Paris bien que sous-entendez-vous bien que peut-être parfois, je ne suis pas toutafé là, car une partie de ma belle âme sévit encore chez quelque pourceau à surveiller ci-là-bas, mais bon en tout cas vous avez une des plus belles parties de Moi qui soit ici avec vous".
C'est avec ferveur qu'il faut accepter cette révélation, car le pédant pède peu ou pas avec la populace, habituellement.
De fait, à cette précieuse occasion, qui veut s'instruire, s'instruit.