C'est le Ministre de la Culture et de la Communication actuel lui-même qui le dit : "Si je m'appelais Tartempion (au lieu de Mitterrand), je ne subirais pas les mêmes indignités !", dit-il à propos de sa mise en valeur par ses écrits sur ses aventures de touriste en Thaïlande, et également après la révélation de son soutien - sur papier à entête aux couleurs de la République Française - à des individus impliqués dans une affaire de viol sur une mineure.
Après avoir qualifié d'ignoble l'arrestation de son ami Polanski sur des faits semblables sur une jeune fille de 13 ans, il semble évident qu'il est dans la droite ligne de sa Culture, et on ne saurait alors lui reprocher.
Seulement, voila, s'il s'appelait Tartempion, il serait en taule pour un seul de ces faits ou même soupçons.
Nous, les Tartempion, nous sommes soumis potentiellement et en permanence à l'injustice : en ce moment les juges qui SONT la République, selon leurs propres dires, punissent à tour de bras des Tartempion qui, victimes de l'incompétence des gouvernants, sont poursuivis par des banques.
Nous, les Tartempion perdons nos emplois et ne pouvons utiliser notre nom pour nous placer ; nous Tartempion toujours, sommes victime de chasse à l'homme et à notre portefeuille sur les routes sur les quelles nous sommes obligés de rouler en toute insécurité - souvent dans des voitures pourries ou obsolètes - pour cause de politique imbécile du Tout-radar.
Nous Tartempion encore, nos maisons prennent feu, sommes victimes d'un nombre incroyablement élevés d'accidents domestique et du travail inclus les suicides, sommes violés et assassinés au coin du bois en faisant notre jogging ou simplement rentrant à pied chez nous ; nous, Tartempion éternels voyons nos pauvres biens détruits - voitures brûlées, cambriolages -, sommes accablés d'impôts et de taxes aussi diverses que déguisées ; nous avons souvent des salaires de tiers-monde (nous sommes 7 millions de pauvres) ou sommes de toutes façons virables du jour au lendemain, ou placardés.
Tartempions présumés coupables de tout, nous subissons la violence des administrations (on pourchasse même le malade, voire son médecin), de la Justice inadaptée à la vie réelle, des organismes intouchables, bref, de tout ce qui de près ou de loin est devenu l'Aculture représentée fièrement par les Néo-féodaux au(x) pouvoir(s).
En fait nous, Tartempion du Tiers-État nous ne rêvons qu'à une chose : vivre dans une Démocratie ; et alors, comme en Inde, au Brésil ou aux Etats-Unis, bien que ne faisant pas partie d'une caste supérieure, nous pourrions être ministre, Premier Ministre ou Président de la République, comme ça arrive régulièrement, là-bas. Et, nous oeuvrerions.