A l'image de la
FFMC (
Fédération Française des Motards en Colère, voir son communiqué "La taxe carbone bonne pour le recyclage !"), de nombreuses associations de consommateurs et d'usagers font part de leur maintien de vigilance concernant la
Taxe carbone (ou quel nom qui lui sera donné après maquillage).
Car un gouvernement composé de personnalités témoignant leur peu d'amour pour leur peuple (lequel se voit même refoulé par tel député de la majorité quand il veut lui présenter des faits anormaux : décisions administratives infondées, etc...), et
situées à mille lieues de ce que vivent des millions de Français de par la faute d'une gestion déplorable des affaires du Pays depuis de très nombreuses années, ne peut qu'être prompt à trouver une parade à ce qu'il considère, dans son orgueil déplacé, comme un affront. Le Conseil Constitutionnel ne fait pourtant que son travail, selon les règles démocratiques ayant fondé la Vème République, et c'est tout à l'honneur des Sages.
Un pouvoir qui se sentirait surpuissant ne pourrait en effet et par définition qu'être d'abord à son propre service.
Si de plus le Pays entre ses mains était déjà en mauvais point (pouvoir d'achat dégradé, chômage, pauvreté, sécurité, dette, etc...) AVANT la crise économique mondiale de 2008,
si sa marge de manœuvre est réduite du fait de la volonté seule de dirigeants successifs (contre celle du peuple qui avait voté "non" au référendum Chirac/Giscard) de laisser 80% des lois concernant la vie des Français entre les mains de Bruxelles, et
si de plus son étroitesse d'esprit de caste ne lui permet pas de promouvoir la créativité et le travail, seuls garants de production de richesse (à part la malhonnêteté fondamentale du profit par le profit pour richesses personnelles), alors oui la gestion verticale, ou néo-féodaliste, continuera ses actions et ses tentatives de pressurisation du Peuple. Lequel, à part quelques millions de nantis et/ou protégés, ne peut plus guère donner, sa seule ressource étant le travail, qui se fait toujours plus rare, et dont l'accès lui est ainsi dénié. Ce qui, là aussi, est contraire à la Constitution.
Au-delà de l'aspect punitif du citoyen qu'implique cette nouvelle taxe (et toutes celles du même tonneau auquel s'abreuvent les énarchistes et autres sachants de la très Sainte Caste auto-proclamée supérieure), il y a de plus la curieuse obsession du pouvoir de
faire payer au Français, et à lui seul, la somme des erreurs commises auparavant et auquel il est étranger.
Car de deux choses l'une : ou des décisions imbéciles ont été prises jadis (tout miser sur le moteur à mazout, la France étant le pays le plus mazouté du monde sans qu'il n'y ait une raison logique, si ce n'est la traditionnelle connivence Etat/industrie, amis de promotion et intérêts communs aidant) et dans ce cas ce ne devrait pas être au quidam à payer. Du moins, sans qu'on lui dise la vérité.
Ou bien la mode environnementale sert de prétexte à matraquage supplémentaire, étant entendu que la réalité est différente de la propagande : le CO2 n'est pas un problème majeur (alors que sa politisation en est un) : il est périphérique, et dû essentiellement à la surpopulation de la planète : 3 milliards d'habitants en 1950, 7 milliards en 2010 ! Politiquement ce n'est pas exprimable, car religieusement intolérable...
Le CO2 est un composant naturel (le fameux trou dans la couche d'ozone est de la taille d'une goutte par rapport à un lac comme le Léman), par contre la vraie pollution est un grand problème.
Et pollution, concernant l'automobile, égale mazout. Favoriser le diesel politiciennement a eu pour effet d'interrompre la recherche sur de nouvelles générations de moteurs essence, ou électrico-essence, encore plus propres, plus lègers et au rapport
coût de production/pollution de production/entretien le plus performant.
A noter au passage que les transports ne représentent que 6% des émissions mondiales,
et parmi ces 6%, l'automobile - par rapport aux camions, camionnettes et trains diesel -
ne représente que 9%, diesels inclus, des émissions !
La France est un Pays à la démocratie élastique, en tout cas exposée (Hadopi, par exemple, sous prétexte de défendre des artistes déjà très subventionnés a ouvert une porte à une surveillance politique des contenus, outre que des hackers impunissables se réjouiront de pouvoir spamer en se faisant passer pour Hadopi).
Ça tient autant à sa mentalité (le Français a besoin d'un chef) que de sa construction républicaine - les deux étant liées -, qu'aux conséquences de la confiscation du débat en général par des élites auto-proclamées et se reproduisant entre elles.
C'est pourquoi,
dans l'attente d'une vraie démocratie d'expression populaire par votations (par référendums), nous ne pouvons que conseiller aux citoyens de continuer à
s'informer par tous les moyens possibles (et non pas par une seule source d'information) et
d'adhérer à des associations (40 millions d'Automobilistes, FFMC, L'Automobile Club, l'ACO...) ou syndicats.
Même si tout est fait pour ignorer ces aspects de la démocratie, ce ne peut être ignoré durablement par le ou les pouvoirs qui voudraient se maintenir contre tout (
"Il faut que les Français changent leurs habitudes" disent-ils, alors qu'avec leur train de vie extravaguant, unique en Europe,
ces serviteurs de l'Etat devraient plutôt, eux, changer).
Parce que si ça ne le ou les empêche pas de toujours tenter de créer des usines à gaz contre le citoyen,
ce type de gouvernance (la culpabilisation et la prédélictualisation du citoyen), outre que témoin de mépris envers "ceux d'en-dessous", est devenu un véritable vice... à surveiller.